Le travail de l'apiculteur en

Décembre

Gelées, pluies, bourrasques...Les fleurs, comme les instants propices au butinage, se révèlent exceptionnels.

La colonie dépense la plus grande partie de son énergie à réguler la température à l'intérieur de la ruche.

La ponte est inexistante. La population reste stable car très peu d'abeilles disparaissent. L'activité de la colonie est au ralenti. La consommation de miel est réduite...

Ne dérangez sous aucun prétexte vos abeilles : vous dissocieriez la grappe et la colonie éprouverait des difficultés à retrouver sa température idéale. Même si vous n'apercevez pas d'activité à la planche d'envol, ne vous inquiétez pas, c'est normal.

Vérifiez surtout que les ruches ne sont pas attaquées par les martres et les blaireaux. Si c'est le cas, recouvrez les boiseries endommagées avec des morceaux de tôle préalablement perforés, que vous fixerez délicatement avec des vis.

Profitez de l'inactivité des abeilles pour entretenir les abords du rucher : débroussaillez, élaguez les branches qui font trop d'ombre, plantez des arbres ou arbustes mellifères, améliorez les accès.

A la miellerie, fondez les cires d'opercules et vérifiez le matériel.



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Novembre

Dans la ruche...
Avec le mois de novembre, arrivent les gelées, le froid et l’humidité. La nature et les abeilles entrent progressivement au repos.
Floraisons très rares, novembre marque également la fin du trèfle blanc.
Dans la ruche, l’hivernage commence et les abeilles doivent subir les invasions des rongeurs et lézards qui cherchent refuge. Pensez à mettre les réducteurs d’entrée.
Ce mois-ci vous surveillerez également la stabilité et l’aération de votre ruche.

Au rucher...
- La remise en état du rucher : débroussailler, niveler, traiter les mauvaises herbes, remplacer les supports de ruches si nécessaire.
- L’achat de matériel supplémentaire ou le remplacement des vieux éléments
- L’achat d’outils, accessoires et vêtements de protection. Profitez-en pour préparer votre " caisse à outils ".
- Planifiez et commencez votre travail hivernal : filage des cadres, traitement du bois, etc.



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Octobre

Dans la ruche...
Le temps se rafraîchit (10 à 15° en moyenne) et devient pluvieux.
C’est la fin des floraisons mellifères, excepté pour les callunes, le lierre et les arbousiers qui restent des ressources de dernier moment.
La colonie se prépare à affronter l’hiver, les jeunes abeilles n’ont plus d’activités et consomment pollen et couvain ouvert.
Ce dernier est notablement réduit, tout au plus 2 cadres dans une ruche 10 cadres.
Les abeilles vont vivre au ralenti et se regrouper au centre de la ruche, en " grappe ".

Au rucher...
- Rassembler les colonies faibles
- Choisir et semer les semis d'automne des plantes mellifères
- Préparer l’hivernage : réduire les entrées (à 10 mm), poser une pierre sur le toit pour éviter qu'une bourrasque l'emporte, vérifier la solidité de l'ensemble de chaque ruche.
- La (dernière) visite d’automne par beau temps : retirer les lanières anti-varroa, noter les réserves de chaque ruche, examiner la ponte. Si celle-ci est insuffisante, prévoyez un nourrissement stimulateur.
- Remplacer le couvre-cadres par un nourrisseur couvre-cadres, permettant d’intervenir rapidement en cas de nourrissement.
- Peser les ruches et noter les poids.
- Consigner toutes vos interventions et observations dans votre registre d’élevage.



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Septembre

Dans la ruche...

Le mois de septembre annonce déjà l’automne.
Souvent chaud, avec des alternances de pluie, il voit le volume de fleurs diminuer.
Le nectar et les pollens de septembre servent à fabriquer les abeilles d’hiver.
Les abeilles butinent les asters, le lierre, les arbousiers, les luzernes, le sapin (miellat recherché mais toxique pour les abeilles).
Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyères lorsque le temps est favorable à la montée du nectar dans ces fleurs.
Le miel qu'elles récoltent est d'une consistance épaisse et il faut un appareil particulier (appelé PICOTEUSE) afin de l'émulsionner et permettre ainsi l'extraction.
Dans la ruche, le déclin démographique continue en raison des jours plus courts et des ressources moindres. Même si les abeilles de nos régions vivent plus longtemps l’hiver, il ne faut pas oublier de nourrir les colonies massivement afin qu’elles constituent leurs réserves.


Au rucher...

- Faire la visite générale d'automne
- Poursuivre rigoureusement le traitement anti-varroa
- Réunir les ruches faibles et resserrer les colonies
- Contrôler les reines
- Rétrécir les entrées pour éviter le pillage
- Selon les températures du mois, procéder à la mise en hivernage



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Juillet et Aout

La newsletter prend un peu de repos pendant l'été. C'est pourquoi vous recevez aujourd'hui un numéro double juillet/août. Prochain rendez-vous le 1er septembre.

En plein été, il fait très beau et très chaud. Cela peut mener à des pics de chaleur et à une certaine sécheresse jusqu'à mi-août.
Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles, notamment avec un abreuvoir
Pour juillet, pas de grande floraison à l'exception du tournesol. Bruyère Callune et bruyère Erica en tant que plantes caractéristiques des landes et pinèdes. Notons aussi la phacélie, le faux indigo, le mélilot, les roses trémières, la bardane, la brunelle commune (...);
Des floraisons spécifiques au mois d'août : sophora du japon, l'agneau chaste, l'hovenia à fruits doux, l'agripaume cardiaque, l'ampélopsis, les bruyères et la menthe.

En juillet :
- La disette peut faire son apparition, entraînant les colonies à chasser les bourdons hors des ruches ou du pillage. Les réserves de miel sont entamées.
- Les abeilles régulent la température de leur ruche.

En août :
- La colonie transforme le sirop en miel puis opercule.
- La ponte de la reine reprend, la population, jusque-là en chute, se stabilise.

Au rucher...
En juillet :
- On récolte, on extrait, on fait lécher les hausses.
- On prépare les réserves de miel pour l'hiver.

En août :
- On traite contre le varroa
- On met le miel en pot
- On réduit les colonies faibles
- On nourrit les essaims artificiels



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Juin

Ce mois de juin représente la fin du Printemps et le début de l’été.

Quelles sont les activités à effectuer au rucher ?
- Effectuer les transhumances, pour obtenir des miels spécifiques
- Effectuer une récolte partielle, pour le miel de Printemps par exemple. Il est important de surveiller le remplissage des hausses toutes les semaines, éventuellement en soupesant la ruche, pour éviter d'ouvrir les ruches de manière intempestive. Si besoin, n’hésitez pas à rajouter une deuxième hausse.
- Dans sa miellerie, bien faire le tri des divers miels, les stocker dans de bonnes conditions d’hygiène et de conservation.
- Au rucher, nettoyer toute trace de miel pour éviter le risque de pillage. Près des ruches, les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient gêner le vol des butineuses chargées.
- Continuer à amplifier l'élevage des reines : Juin est le mois le plus favorable.
- Produire un peu de pollen
- Stimuler l’activité des essaims capturés récemment en les nourrissant au sirop. Certains apiculteurs éliminent la reine (qui est la vieille reine) une quinzaine de jours après la capture de l'essaim. Les abeilles entreprendront ainsi un élevage royal.

Rappel aux débutants : Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et en milieu d’après-midi.



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Mai

Dans la ruche...
En ce mois de mai, attention aux éventuels retours du froid, à la période des "Saints de Glace" (11-12-13 mai) qui peuvent survenir bien avant la douceur de mai. Côté butinage, nos colonies se délecteront des aubépines, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres.

Dans la ruche, les premières miellées de mai donnent les premières récoltes. Attention surtout à l'essaimage, qui nécessite une surveillance accrue.

Au rucher...
- Prévenir, prévoir et gérer l'essaimage
- Ajouter des cires
- Poser la seconde hausse
- Récolter la propolis
- Diviser les ruches dites "divisibles"
- S'assurer des traitements entrepris par les agriculteurs du coin, afin de déplacer ses ruches si nécessaire



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Avril

Le début du printemps est un moment charnière dans l’année apicole.

Les abeilles d’hiver auront été progressivement remplacées par celles qui assureront le formidable développement de la colonie puis la récolte et le stock d’hivernage.

La visite de printemps s'effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement. Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie. Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause. Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment.

Vous effectuerez une seconde visite au cours du mois pour remplacer au moins deux cadres sur dix (si possible trois) et agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieur vers le centre et les plus récents au centre. Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.

Cette visite doit être effectuée suffisamment tard pour que les températures soit déjà clémentes la nuit et suffisamment tôt pour que les ruches ne soit pas trop développées. Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et de 14H00 à 16H00 l’après-midi.

Avril est aussi le début de l’essaimage. Chaque jour de chaleur, entre midi et 14 h, surveillez l’animation devant vos ruches. Les essaims sortent toujours en milieu de journée. S’il y a plusieurs jours de pluie et de froid, il est fréquent de voir les essaims sortir le premier jour ensoleillé qui suit. Eventuellement, placez dans votre rucher une ruche ou ruchette piège. Pour cela, choisissez une vieille ruche ou une ruche neuve passée au chalumeau. Vous pouvez y ajouter de la pommade attire-essaim. Mettez dans la ruche quelques vieux cadres de cire noire sur les côtés et quelques cadres neufs au milieu. Orientez la ruche vers l’est.

C'est également le moment de nourrir les ruches pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.

Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses.

Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli.

Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse.
Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse.
Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage. Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.



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