Le travail de l'apiculteur en

Septembre

Le mois de septembre 2021 annonce une ambiance estivale qui devrait s'imposer durant une grande partie du mois en raison de la proximité d’un anticyclone sur l’Europe Centrale. Ce dernier nous enverrait alors des bouffées de chaleur régulières, donnant donc un mois chaud avec assez peu de précipitations dans l’ensemble.
Le nectar et les pollens de septembre servent à fabriquer les abeilles d’hiver. Les abeilles butinent les asters, le lierre, les arbousiers, les luzernes, le sapin (miellat recherché mais toxique pour les abeilles). Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyères lorsque le temps est favorable à la montée du nectar dans ces fleurs.

Dans la ruche :
Le déclin démographique continue en raison des jours plus courts et des ressources moindres. La colonie commence à s’organiser, en particulier à trouver les mâles pas trop désirables. Ne craignez pas de voir quelques nymphes blanches, de ces derniers, extirpées des alvéoles par les abeilles, le phénomène est naturel.
La ponte se réduit, le couvain va se restreindre ; les abeilles qui vont naître seront celles qui auront pour charge de passer l’hiver. Les mâles devenus bouches inutiles vont être remerciés et éjectés de la ruchée.
Même si les abeilles de nos régions vivent plus longtemps l’hiver, il ne faut pas oublier de nourrir les colonies massivement afin qu’elles constituent leurs réserves.

Au rucher :

- Faire la visite générale d'automne.
C’est un inventaire, un état des lieux qui vise à constater, éventuellement cadre par cadre, l’état sanitaire de la colonie, ce que le couvain peut renseigner ; la situation des réserves, tant en pollen qu’en miel.
- Traiter contre le varroa
Le varroa, ennemi numéro 1 des abeilles, prolifère en masse dans les ruches. Maîtriser sa propagation est devenu indispensable pour la survie des colonies d’abeilles. Si vous n'avez pas commencé le traitement contre le varroa, il est à faire le plus vite possible et durant les 3 prochains mois. La population de varroa est forte en fin de saison apicole. Traiter après le 15 septembre c’est faire prendre un risque de mortalité́ hivernale aux colonies.
- Contrôler les réserves
Il est important que les cadres soient le plus plein possible avec une surface de miel abondante L’idéal étant que fin août les corps soient garnis de rayons bien pleins de miel sur toute leur hauteur.
Si besoin, Jusqu’au milieu du mois on peut, par nourrisseur complet et en continu, donner du sirop concentré (2 kg de sucre, 1l d’eau) pour peaufiner les réserves d’hiver. Après le 15 septembre donner seulement un peu de sirop léger (50/50 au plus), afin de relancer la ponte de la reine et peupler la colonie de beaucoup de jeunes abeilles.
Mais à la fin du mois, il est impératif d’arrêter tout nourrissement, pour laisser sans activité les abeilles nouvellement nées, de manière à ce que leur suralimentation en pollen les enrichisse en corps gras. Cela permettra d’assurer de bonnes capacités nourricières au redémarrage de la ponte de la reine (janvier/février).
- Réunir les ruches faibles et resserrer les colonies
L’apiculteur visite et réduit le nombre de cadres en retirant les cadres vides ou insuffisamment pleins. Une partition limitera l’espace de vie des abeilles, pour augmenter la chaleur.
- Rétrécir les entrées pour éviter le pillage
- Noter les détails des traitements et nourrissement dans le registre d'élevage



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Aout

Les conditions climatiques en juillet ont été caractérisées par une météo agitée, la pluviométrie a été importante et l'ensoleillement déficitaire d'où une impression souvent automnale et un peu fraîche.
De nombreuses colonies ont souffert et sont affaiblies.

Dans la ruche

Le mois d’août est un mois creux sur le plan des ressources pour l’abeille. Les floraisons abondantes sont terminées. Il reste cependant encore le tournesol.
La population de la ruche a commencé à décroître et s'il y a eu une récolte, elle a privé la ruche d’une part importante de ses réserves.
Moins de ressources, c’est un changement d’organisation dans la ruche. Les mâles vont être expulsés.
Pour un bon hivernage, il est important que des abeilles jeunes soient en nombre important d’ici la fin de l’été.

Au rucher

Ayant récolté au plus tard à la mi-Août, l’apiculteur doit maintenant préparer la ruche à l’hivernage. Deux mesures sont à prendre dans ce sens :
  - Renforcer les réserves : pour renforcer les réserves, l’apiculteur procède au nourrissement en utilisant un sirop à forte concentration en sucre. Les abeilles stockent le sirop et reconstituent les réserves dont elles auront besoin pour passer l’hiver.
  - Traiter contre le varroa : l’apiculteur procède au traitement anti-varroa pour réduire le taux de varroa dans la ruche à un niveau tel qu’il devient supportable sachant qu’il ne serait pas possible de l’éradiquer totalement.

Une fois la récolte effectuée, l’apiculteur commencera à nettoyer ses hausses vides, les accessoires et outils (pour éviter la contamination si la colonie est malade).

Conserver ses cadres
: Les cadres de hausse ont été léchés par les colonies, plus une trace de miel n’est constatée. Il est alors impératif de bien les entreposer pour conserver le précieux travail des cirières.
Après les avoir triés pour mettre de côté les cires trop foncées, les rayons remplis de pollen… les cadres en bon état doivent être entreposés dans des conditions optimales pour les protéger des rongeurs et de la fausse teigne.
Pour ce faire l’apiculteur dispose de différentes solutions :
• Stockage des cadres dans un lieu ventilé. Après avoir retiré toutes traces de cire et de propolis, sur les cadres et les hausses, empilez vos hausses dans un lieu ouvert à l’abri de la pluie. Veillez à installer en haut et en bas de la pile une tôle perforée ou à défaut une grille à reine afin d’éviter l’intrusion des rongeurs. Surveillez régulièrement vos piles.
• Vous stockez vos cadres dans un lieu fermé ? L’utilisation des mèches de souffre est alors indispensable pour éviter le développement de la fausse teigne. Ce traitement ne tue pas les oeufs, il faut donc le renouveler 14 jours plus tard



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Juillet

Après un début de printemps difficile, le mois de juin a offert quelques belles miellées rapidement stoppées par d’importantes précipitations et un rafraîchissement.
La saison apicole est compliquée avec des conditions météo peu favorables. Les hausses peinent à se remplir et de nombreuses colonies ont souffert et sont affaiblies.

Dans la ruche
En ce début de mois, les journées longues et chaudes voient les allers-retours incessants des butineuses. De 6 heures du matin à 9 heures du soir, cela fait 15 heures d’activités. De quoi remplir les hausses si les floraisons sont là.
De nouvelles fleurs comme la bourrache et la phacélie sont très appréciées des abeilles. La luzerne et le tournesol sont aussi en fleur selon le calendrier des agriculteurs.
Les abeilles vivent au rythme des floraisons, passé le solstice de la Saint-Jean, les jours vont commencer à diminuer et la ruche va suivre le mouvement des jours. Pour les butineuses, l’arrière-saison sera l’occasion de peaufiner les récoltes pour l’hiver en pollens et en nectars. Et pourtant tout n’est pas fini pour l’apiculteur.

Au rucher
En plein été, il fait très beau et très chaud. Cela peut mener à des pics de chaleur et à une certaine sécheresse jusqu'à mi-août. Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles, notamment avec un abreuvoir.

Si ce n’est déjà fait, le mois de juillet sera celui de la récolte. Pour en décider, il faut vérifier d’abord que les cadres de hausse sont remplis et operculés. Le miel non operculé ne dispose pas du faible degré d’humidité nécessaire à sa conservation une fois extrait. Ensuite l’apiculteur prépare sa récolte en plaçant un chasse-abeilles entre la ruche et la hausse la veille de la récolte. Ainsi le jour de la récolte, il restera peu d’abeilles dans la hausse. Celles-ci seront chassées et la hausse retirée puis couverte afin d’éviter que les abeilles n’y reviennent. Après l’extraction, il pourra remettre les cadres dans leur hausse afin que les abeilles les lèchent et récupèrent le miel restant.
L’extraction se fait dans une pièce fermée, à l’abri des abeilles.

Après cette dernière récolte, il est bon de noter l’état des colonies. Trois critères peuvent suffire :
  • L’état sanitaire se vérifie par la qualité du couvain, régulier, serré, non mycosé, abondant. Signes d’une bonne reine et d’une colonie en bon état démographique entre les diverses catégories d’abeilles, nourrices et butineuses.
  • Ensuite par le nombre des abeilles et un comportement « normal ».
  • L’importance des récoltes faites et le corollaire des réserves disponibles dans les corps.
Une bonne odeur ne gâte rien, une odeur inconnue ou désagréable doit attirer immédiatement l’attention. Un couvain dont de nombreuses cellules ne sont pas operculées, laissant une larve visible finissant par mourir (risque de loque européenne ?), doit attirer l’attention sur l’infestation par le varroa. De même des abeilles aux ailes atrophiées sont le signe de maladies induites par le varroa.
Pour les essaims artificiels, le point de repère est qu’ils soient sur 4 cadres en juillet pour atteindre 5 cadres fin septembre. Ce point est à retenir absolument.



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Juin

En cette fin mai, c’est enfin le printemps !
Après le gel d’avril, le mois de mai était, lui aussi, hors norme avec des températures 1 à 2°C en dessous de la norme et d’importantes précipitations sur presque tout l’hexagone. Faute de floraisons abondantes, les apiculteurs ont dû redoubler de vigilance.
Le mois de juin devrait être plus sec et chaud, espérons que les floraisons à venir permettent quelques belles miellées.

Dans la ruche
Les colonies d’abeilles sont à leur maximum, jusqu’au 21 juin, la reine pond abondamment dans la ruche. A partir du solstice, le manque de pollen et de nectar entraine une diminution de la ponte et 21 jours plus tard, le 14 juillet, les naissances sont plus abondantes que les oeufs pondus.
Jusqu’à la mi-juillet, les abeilles continuent de bâtir. En effet, la construction est le fait des cirières ; c’est à dire des abeilles qui ont atteint environ 12 jours d’âge. Cette production dure moins d’une semaine. Cette très courte fonction cirière chez l’abeille donne lieu à la construction des rayons dans la mesure où le nombre de cirières est important et que nectar et pollen rentrent en abondance.
Le solstice marque donc un vrai changement de saison pour les abeilles.

Au rucher

Développer sa colonie, s’il s’agit d’un essaim de l’année il faudra peut-être patienter ! La préoccupation va souvent être de faire grandir sa colonie et d’ajouter de nouveaux cadres. Il faut surveiller l’évolution du couvain et appliquer les conseils ci-dessous pour l’ajout de nouveaux cadres.
L’apiculteur pourra profiter de l’activité des cirières pour faire construire des cadres. Pour le renouvellement immédiat des anciens cadres, des trop noircis, ou la constitution d’un stock qui aura toujours utilité ultérieurement. Il en profitera alors pour jeter un oeil au couvain – reste-t-il abondant ? – et à la santé de la ruche – y a-t-il des signes de maladies, en particulier de varroa ? En cas de faiblesse du couvain, il pourra nourrir afin de stimuler la ponte de la reine (cela peut être le cas d’un essaim récupéré il y a peu).
Le calendrier de vie des abeilles est crucial dans le développement de vos colonies. Il faut bien avoir à l’esprit que les abeilles présentes au trou de vol en juin sont issues des oeufs pondus en avril. Pour avoir des colonies fortes en fin d’été, c’est donc au mois de juin que tout se joue ! Un manque de nourriture en cette saison peut donc avoir d’importantes répercussions sur l’hivernage. Surveillez donc les miellées et les réserves.

Pour certains apiculteurs, juin est un mois de transhumance. Après l’acacia, le tilleul puis la lavande sont deux gros fournisseurs de miel de qualité. L’apiculteur pourra profiter de ces floraisons en déplaçant ses ruches et en veillant à mettre des hausses nouvelles afin de recueillir un miel mono-floral. Les colonies seront introduites seulement lorsque 10 à 20% des fleurs sont ouvertes afin que les abeilles soient immédiatement attirées dans les cultures à polliniser et ne soient pas tentées de se tourner vers une source plus attractive.
L’apiculture, si elle a quelques grandes règles de base, n’est pas pour autant science exacte ou pour le moins régulière. L’année apicole doit se ‘’ personnaliser ‘’ par l’observation de la ruchée, la connaissance de son environnement, des conditions et prévisions météo, et des options de l’apiculteur. L’apiculteur surveillera l’essaimage qui peut encore se produire.

Quelles sont les plantes mellifères au mois de juin ?
- Le tilleul procure un miel délicat. Sa floraison prend le relais de celle de l’acacia. Le tilleul est abondamment consommé en tisane pour ses vertus sédatives. Le miel de Tilleul peut entrer dans la composition poly-florale du miel de forêt ou faire l’objet d’un miel mono-floral. Dans ce cas, il est ambré-clair et prend, à l’état solide (cristallisation courte à longue), une teinte jaune plus ou moins sombre dont la granulation est moyenne.

- Le châtaignier présent essentiellement sur les sols acides et un arbre élancé qui procure nectar et pollen à nos chères butineuses. Il procure un miel aux saveurs boisées avec une légère amertume. Riche en oligo-éléments (potassium, magnésium, manganèse et barym). Ce miel possède des vertus cicatrisantes.



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Mai

Avec ses fortes gelées, avril 2021 a été le plus froid depuis 20 ans pour ses températures moyennes et le plus froid depuis avril 1973 pour les températures minimales* !
Nos butineuses qui, profitaient des premières miellées sur le colza, les fleurs de printemps ou de la pollinisation sur les fruitiers se sont vues priver de précieuses ressources obligeant nombre d’apiculteurs à rester très vigilants.
Néanmoins, le colza était en fleur, peut-être un peu moins que d’habitude et en ce début du mois de Mai, il arrive en fin de fleuraison.
Beaucoup de colonies étaient au taquet, C’était le moment de poser les hausses. Nombre d’apiculteurs ont ou vont faire leur première récolte. Il y a eu aussi beaucoup d’essaimage.

Dans la ruche
Les abeilles profitent de journées plus douces. Les butineuses s’activent de fleurs en fleurs pour récolter le pollen et le nectar qu’elles stockent en abondance. Dès le lever du jour, les abeilles envahissent les champs. On croise les doigts pour que la miellée d’acacias soit au rendez-vous mais jusqu’aux Saint de Glaces (le 13 mai), le temps peut être capricieux.
La population s’accroît désormais rapidement. La nourriture est en abondance, la reine pond abondamment. Les cadres remplis de couvain sont en augmentation tout comme ceux de nectar. La pose de hausse est le moyen de libérer de la place !
A ce moment de l’année, l’équilibre de la ruche est à surveiller. L’accroissement important du nombre d’abeilles, corrélé à une diminution du tonus de la reine peut entrainer l’essaimage. Rappelons ici que même si une reine peut atteindre l’âge de 6 ans, sauf exception, dès la seconde année de sa pleine ponte, le nombre d’oeufs pondus par jour dépasse à peine la moitié de ce qu’elle pondait l’année précédente.

Au rucher
Précéder l’essaimage, différents facteurs peuvent conduire à l’essaimage : l’âge de la reine, les miellés, la météo, la lignée d’abeilles…
L’un des signes prémonitoires de l’essaimage est l’inversion de la surface de couvain ouvert par rapport à celle de couvain fermé. Quand il y a plus d’abeilles jeunes dans la ruche que d’abeilles en butinage à extérieur, la ruche peut se désorganiser conduisant à l’essaimage.
L’apiculteur ne prévient pas l’essaimage, il le précède en créant des essaims artificiels en ajoutant des cires et/ou une 2ième hausse
Des ruchettes pièges peuvent être placées à quelques mètres du rucher et un peu en hauteur. Un bon coup de chalumeau pour réveiller les odeurs de colonie et quelques vieux cadres seront les compléments indispensables à l’inévitable attire essaims.
C’est le moment de poser les hausses lorsque le corps est totalement rempli, Les abeilles disposent d’une floraison surabondante (aubépines, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres). Ces hausses accueillent l’excédent de miel produit par une profusion de butineuses.

Récolter la propolis : La récolte de la propolis est une opération simple qui assurera à l’apiculteur confirmé même débutant, une petite quantité de ce précieux antioxydants et antimicrobiens. Il pourra utiliser en décoction pour son usage personnel ou qu’il incorporera dans le nourrissement des colonies.
Elle se pratique à l’aide d’une grille placée en haut des cadres. Les abeilles colmateront les trous qui la composent, il ne restera alors plus qu’à la mettre en congélateur pour détacher facilement les morceaux de cette gomme.



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Avril

Comme en 2020, nous vivons cette année, un début de printemps capricieux, une fraîcheur qui laisse la place à des jours bien plus doux. Les jours de belle chaleur laissent place à des journées plus fraîche, la neige est encore présente sur certains massifs. La nature à de l’avance, le colza est pratiquement en fleurs dans toute notre région.
Le printemps teste les capacités de l’apiculteur à réagir et à s’adapter. Les visites de printemps battent leur plein.

Dans la ruche
Les floraisons et le réchauffement tirent l’abeille hors de la ruche. Les allers-retours s’accentuent. La reine s’est mise à pondre abondamment, le couvain se développe rapidement occupant les cadres centraux de la ruche. Bref, tout le monde s’active !

Au rucher
La visite de printemps s'effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement.
Vous remplacerez au moins deux cadres sur dix pour agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieur et les plus récents au centre.
Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.
Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie.
Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause. Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment.

Vous effectuerez une seconde visite 2 à 3 semaines plus tard pour placer les cadres neufs au milieu de la ruche. Cette visite doit être effectuée suffisamment tard pour que les températures soient déjà clémentes la nuit et suffisamment tôt pour que les ruches ne soient pas trop développées. Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et de 14H00 à 16H00 l’après-midi.
Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses.
Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli.

Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse.
Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse. Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage.
Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.

Une large palette d’opérations est possible au cours du mois : faire construire des cadres cirés, diviser une ruche en deux, récupérer des cadres de couvain et de réserve pour les nouveaux essaims, récupérer des essaims naturels.

Contrôler la fièvre d’essaimage :
Lorsque les populations sont très fortes, jusqu’à 8 cadres de couvain, sur le colza par exemple (fin avril, peut-être même avant vu les températures), le risque d’essaimage est majeur. Un coup de froid bloque la ponte de la reine et les conditions sont rapidement réunies.
En effet, que la surface du couvain fermé devienne supérieure à celle du couvain ouvert et le nombre des nourrices disponibles devient brusquement plus important que celui des larves à nourrir. Les abeilles suralimentent certaines larves et en font des reines. Cet indicateur est à bien comprendre, car cette inversion, couvain ouvert/couvain fermé, sur une forte colonie annonce l’essaimage prochain. Dès l’apparition de cellules de reines operculées, il faut faire de l’essaimage artificiel. Chaque cadre contenant des cellules de reines est mis dans une ruchette avec un autre cadre de couvain et un cadre de miel, le tout couvert d’abeilles. Ces cadres peuvent être pris dans d’autres ruches. On complétera avec un cadre de cire à étirer.
L’essaim réussit d’autant mieux que le nombre des abeilles emportées est important.

Rappelons une fois encore que c’est la pleine saison du piégeage de la reine du frelon asiatique, la fondatrice.
Installez un piège est très simple et peut se révéler très efficace. (voir notre action de lutte contre le frelon asiatique)



Le travail de l'apiculteur en

Mars

En ce début du mois de mars, les températures continuent de varier de manière importante, on pourrait penser que le printemps est arrivé. Mais l’hiver n’est pas fini et quelques gelées peuvent encore arriver.
Il a beaucoup plu et des terrains sont encore inondés.

Dans la ruche
La grappe commence à se disloquer sous l’effet de la chaleur croissante. La reine va accroître sa ponte et les abeilles rentrent désormais avec du pollen sur les pattes. Les principales sources sont les noisetiers, les amandiers, les buis, les saules marsault, les ficaires, les hellébores, les prunelliers et le mimosa.
Le couvain devrait occuper plusieurs cadres si le développement se fait correctement.
Les premiers pollens sont arrivés, le saule Marsault donne un excellent pollen, si la ponte de la reine est repartie depuis longtemps la quantité de pollen requise pour la croissance démographique de la colonie est impressionnante.
Si une forte miellée apparaît lors de la floraison du saule Marsault, c’est l’indicateur d’une année à essaimage. (Le saule marsault est un arbre qui fleurit assez précocement : de février jusqu'au mois d'avril. Les fleurs mâles et femelles apparaissent en même temps, avant les feuilles).

Au rucher
Il convient de vérifier les réserves pour le moins, soupeser ses ruches pour tenter d’estimer les réserves : ruche facile à soulever égal danger immédiat, nourrissement sans retard avec du sirop, 50/50 : moitié eau, moitié sucre.
Là, le nourrissement liquide, a un double objectif : de sauvetage d’abord, si la ruche est à court de réserve, et de stimulation, car il s’agit aussi de relancer le développement de la colonie : la reine pond, il faut nourrir les larves et le but est bien d’amener la ruchée à une population la plus fournie possible, pour la miellée principale. Il faut du monde pour « faire du miel ».

Vous profiterez d’une belle journée ensoleillée pour effectuer la visite de printemps et évaluer l’état de votre cheptel, mais restons prudents, car des températures bien basses peuvent encore se produire
Pour toute visite ou ouverture de ruche, il faudra attendre que la saison se stabilise, que la température minimum de 12 à 15 degrés se soit installée depuis plusieurs jours : le couvain, lui, craint le froid.

Par contre si de beaux jours se succèdent, le changement des plateaux de sol est à faire. À deux, c’est le plus commode, après un bon enfumage sur l’entrée (5 coups de soufflet au trou de vol d’une fumée abondante). On décolle le plateau de sol au lève-cadres, on soulève le corps et l’aide glisse le plateau de sol nouveau. On cale l’ensemble de façon à ce que les nourrisseurs puissent être de niveau.
On notera l’état de propreté ou de saleté du plateau, c’est un indicateur de l’état de la colonie, de sa capacité de nettoyage et de son volume, cela permet de voir également si un prédateur s’y est introduit.
Une surabondance de pailles, restes d’abeilles mortes, noyaux, font craindre la visite de lézards, musaraignes qui auront consommé des abeilles, les réserves de miel. Les rayons seront très abîmés et si la colonie est encore en vie, sans doute très amoindrie, il faudra équiper la ruche en rayons neufs, sans doute prévoir de réunir la colonie, mais sûrement de la nourrir comme un essaim.
Le plateau de sol enlevé, les observations notées sur le carnet, on procède au nettoyage du plateau.



Le travail de l'apiculteur en

Février

Dans notre région le mois de Février commence avec beaucoup de pluie, le froid peut aussi revenir intensément. C’est un mois particulièrement critique, notamment pour les colonies les plus faibles, qui arrivent au bout de leurs réserves.

Dans la ruche
Il est temps que la colonie reprenne un peu d’essor. De jeunes abeilles vont bientôt naître et vont remplacer les anciennes, usées par la traversée de l’hiver. Elles vont produire la gelée royale nécessaire à la croissance des larves. A l’intérieur de la ruche, les abeilles sont encore en grappe, maintenant au chaud le couvain. Quand la température extérieure augmente, la ruche se réchauffe, la grappe se défait et les abeilles effectuent un vol de propreté.
Elles consomment davantage de miel, de pollen et à nouveau de la gelée royale que les jeunes abeilles ont commencé à produire. Le danger devient alors le manque de nourriture. Il convient de vérifier l’état du candi « de précaution » dans le nourrisseur.
Nourrir est le leitmotiv de l’hiver. Si les réserves se sont montrées insuffisantes à l’automne, en février dans la ruche, il ne faut pas craindre de mettre du candi sur le trou du couvre-cadres ou directement sur la tête des cadres, là où sont les abeilles.
Le sirop, que l’on donnera fin mars début avril, dès que le temps dépassera régulièrement les 13°C, servira à accélérer la ponte de la reine. En dessous de cette valeur, le sirop trop froid ne peut être pris par les abeilles qui tomberaient engourdies par le froid.
Un indicateur, heure d’été = sirop, heure d’hiver = candi.

Au Rucher
En février, l’apiculteur observe les premiers mouvements. Il suit la météo et pense à la première visite dite « de printemps ». Selon la région, la visite se fera plus ou moins tard dans le mois de mars. Seuls les apiculteurs du Sud de la France peuvent envisager de faire cette visite en février.
Attention, il ne faut pas pécher par impatience.
Il faut terminer le nettoyage des abords et préparer les supports pour de nouvelles ruches. Le désherbage est à faire là où passe l’apiculteur, mais dans les zones de frelon asiatique, laisser monter les hautes herbes devant l’entrée, elles gênent le frelon et souvent ils abandonnent les ruchers ainsi organisés. Faire des semis de graminées, qui seront de hautes herbes, au moment où les frelons asiatiques sont particulièrement présents, en juillet/août.
Surveiller le frelons asiatique: commencer le piégage des fondatrices.
C’est aussi le moment de penser à renouveler son matériel.
Il faut cirer des cadres, jeter les vieux cadres, porter la cire d’opercules à gaufrer.



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