Le travail de l'apiculteur en

Avril

Comme en 2020, nous vivons cette année, un début de printemps capricieux, une fraîcheur qui laisse la place à des jours bien plus doux. Les jours de belle chaleur laissent place à des journées plus fraîche, la neige est encore présente sur certains massifs. La nature à de l’avance, le colza est pratiquement en fleurs dans toute notre région.
Le printemps teste les capacités de l’apiculteur à réagir et à s’adapter. Les visites de printemps battent leur plein.

Dans la ruche
Les floraisons et le réchauffement tirent l’abeille hors de la ruche. Les allers-retours s’accentuent. La reine s’est mise à pondre abondamment, le couvain se développe rapidement occupant les cadres centraux de la ruche. Bref, tout le monde s’active !

Au rucher
La visite de printemps s'effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement.
Vous remplacerez au moins deux cadres sur dix pour agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieur et les plus récents au centre.
Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.
Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie.
Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause. Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment.

Vous effectuerez une seconde visite 2 à 3 semaines plus tard pour placer les cadres neufs au milieu de la ruche. Cette visite doit être effectuée suffisamment tard pour que les températures soient déjà clémentes la nuit et suffisamment tôt pour que les ruches ne soient pas trop développées. Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et de 14H00 à 16H00 l’après-midi.
Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses.
Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli.

Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse.
Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse. Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage.
Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.

Une large palette d’opérations est possible au cours du mois : faire construire des cadres cirés, diviser une ruche en deux, récupérer des cadres de couvain et de réserve pour les nouveaux essaims, récupérer des essaims naturels.

Contrôler la fièvre d’essaimage :
Lorsque les populations sont très fortes, jusqu’à 8 cadres de couvain, sur le colza par exemple (fin avril, peut-être même avant vu les températures), le risque d’essaimage est majeur. Un coup de froid bloque la ponte de la reine et les conditions sont rapidement réunies.
En effet, que la surface du couvain fermé devienne supérieure à celle du couvain ouvert et le nombre des nourrices disponibles devient brusquement plus important que celui des larves à nourrir. Les abeilles suralimentent certaines larves et en font des reines. Cet indicateur est à bien comprendre, car cette inversion, couvain ouvert/couvain fermé, sur une forte colonie annonce l’essaimage prochain. Dès l’apparition de cellules de reines operculées, il faut faire de l’essaimage artificiel. Chaque cadre contenant des cellules de reines est mis dans une ruchette avec un autre cadre de couvain et un cadre de miel, le tout couvert d’abeilles. Ces cadres peuvent être pris dans d’autres ruches. On complétera avec un cadre de cire à étirer.
L’essaim réussit d’autant mieux que le nombre des abeilles emportées est important.

Rappelons une fois encore que c’est la pleine saison du piégeage de la reine du frelon asiatique, la fondatrice.
Installez un piège est très simple et peut se révéler très efficace. (voir notre action de lutte contre le frelon asiatique)



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Mars

En ce début du mois de mars, les températures continuent de varier de manière importante, on pourrait penser que le printemps est arrivé. Mais l’hiver n’est pas fini et quelques gelées peuvent encore arriver.
Il a beaucoup plu et des terrains sont encore inondés.

Dans la ruche
La grappe commence à se disloquer sous l’effet de la chaleur croissante. La reine va accroître sa ponte et les abeilles rentrent désormais avec du pollen sur les pattes. Les principales sources sont les noisetiers, les amandiers, les buis, les saules marsault, les ficaires, les hellébores, les prunelliers et le mimosa.
Le couvain devrait occuper plusieurs cadres si le développement se fait correctement.
Les premiers pollens sont arrivés, le saule Marsault donne un excellent pollen, si la ponte de la reine est repartie depuis longtemps la quantité de pollen requise pour la croissance démographique de la colonie est impressionnante.
Si une forte miellée apparaît lors de la floraison du saule Marsault, c’est l’indicateur d’une année à essaimage. (Le saule marsault est un arbre qui fleurit assez précocement : de février jusqu'au mois d'avril. Les fleurs mâles et femelles apparaissent en même temps, avant les feuilles).

Au rucher
Il convient de vérifier les réserves pour le moins, soupeser ses ruches pour tenter d’estimer les réserves : ruche facile à soulever égal danger immédiat, nourrissement sans retard avec du sirop, 50/50 : moitié eau, moitié sucre.
Là, le nourrissement liquide, a un double objectif : de sauvetage d’abord, si la ruche est à court de réserve, et de stimulation, car il s’agit aussi de relancer le développement de la colonie : la reine pond, il faut nourrir les larves et le but est bien d’amener la ruchée à une population la plus fournie possible, pour la miellée principale. Il faut du monde pour « faire du miel ».

Vous profiterez d’une belle journée ensoleillée pour effectuer la visite de printemps et évaluer l’état de votre cheptel, mais restons prudents, car des températures bien basses peuvent encore se produire
Pour toute visite ou ouverture de ruche, il faudra attendre que la saison se stabilise, que la température minimum de 12 à 15 degrés se soit installée depuis plusieurs jours : le couvain, lui, craint le froid.

Par contre si de beaux jours se succèdent, le changement des plateaux de sol est à faire. À deux, c’est le plus commode, après un bon enfumage sur l’entrée (5 coups de soufflet au trou de vol d’une fumée abondante). On décolle le plateau de sol au lève-cadres, on soulève le corps et l’aide glisse le plateau de sol nouveau. On cale l’ensemble de façon à ce que les nourrisseurs puissent être de niveau.
On notera l’état de propreté ou de saleté du plateau, c’est un indicateur de l’état de la colonie, de sa capacité de nettoyage et de son volume, cela permet de voir également si un prédateur s’y est introduit.
Une surabondance de pailles, restes d’abeilles mortes, noyaux, font craindre la visite de lézards, musaraignes qui auront consommé des abeilles, les réserves de miel. Les rayons seront très abîmés et si la colonie est encore en vie, sans doute très amoindrie, il faudra équiper la ruche en rayons neufs, sans doute prévoir de réunir la colonie, mais sûrement de la nourrir comme un essaim.
Le plateau de sol enlevé, les observations notées sur le carnet, on procède au nettoyage du plateau.



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Février

Dans notre région le mois de Février commence avec beaucoup de pluie, le froid peut aussi revenir intensément. C’est un mois particulièrement critique, notamment pour les colonies les plus faibles, qui arrivent au bout de leurs réserves.

Dans la ruche
Il est temps que la colonie reprenne un peu d’essor. De jeunes abeilles vont bientôt naître et vont remplacer les anciennes, usées par la traversée de l’hiver. Elles vont produire la gelée royale nécessaire à la croissance des larves. A l’intérieur de la ruche, les abeilles sont encore en grappe, maintenant au chaud le couvain. Quand la température extérieure augmente, la ruche se réchauffe, la grappe se défait et les abeilles effectuent un vol de propreté.
Elles consomment davantage de miel, de pollen et à nouveau de la gelée royale que les jeunes abeilles ont commencé à produire. Le danger devient alors le manque de nourriture. Il convient de vérifier l’état du candi « de précaution » dans le nourrisseur.
Nourrir est le leitmotiv de l’hiver. Si les réserves se sont montrées insuffisantes à l’automne, en février dans la ruche, il ne faut pas craindre de mettre du candi sur le trou du couvre-cadres ou directement sur la tête des cadres, là où sont les abeilles.
Le sirop, que l’on donnera fin mars début avril, dès que le temps dépassera régulièrement les 13°C, servira à accélérer la ponte de la reine. En dessous de cette valeur, le sirop trop froid ne peut être pris par les abeilles qui tomberaient engourdies par le froid.
Un indicateur, heure d’été = sirop, heure d’hiver = candi.

Au Rucher
En février, l’apiculteur observe les premiers mouvements. Il suit la météo et pense à la première visite dite « de printemps ». Selon la région, la visite se fera plus ou moins tard dans le mois de mars. Seuls les apiculteurs du Sud de la France peuvent envisager de faire cette visite en février.
Attention, il ne faut pas pécher par impatience.
Il faut terminer le nettoyage des abords et préparer les supports pour de nouvelles ruches. Le désherbage est à faire là où passe l’apiculteur, mais dans les zones de frelon asiatique, laisser monter les hautes herbes devant l’entrée, elles gênent le frelon et souvent ils abandonnent les ruchers ainsi organisés. Faire des semis de graminées, qui seront de hautes herbes, au moment où les frelons asiatiques sont particulièrement présents, en juillet/août.
Surveiller le frelons asiatique: commencer le piégage des fondatrices.
C’est aussi le moment de penser à renouveler son matériel.
Il faut cirer des cadres, jeter les vieux cadres, porter la cire d’opercules à gaufrer.



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Janvier

L’année 2021 commence par une belle période de froid.
Les jours vont commencer leur lente mais régulière croissance. Chaque journée ensoleillée sera un plus pour la colonie.
Pour l’apiculteur, le mois de janvier est souvent l’un des plus calme de l’année. Il en profite pour effectuer des promenades de surveillance en vérifiant les entrées des ruches.
C’est le moment également pour entretenir son matériel et lire les ouvrages apicoles reçus au pied du sapin.

Dans la ruche
La colonie continue à se protéger du froid et consomme ses réserves. Les abeilles sont regroupées en grappe et produisent de la chaleur qui permet de conserver l’essaim à environ 12°C.
Tout comme en décembre, les interventions de l’apiculteur en janvier sont limitées sur le rucher, il veillera à ne pas déranger les colonies.
Le couvain redémarre vers la mi-janvier, plus tard dans les zones plus froides, plus tôt dans le sud.
L’allongement de l’ensoleillement, la lumière plus vive qui entre par le trou de vol stimule les abeilles, elles consomment les réserves de miel et de pollen, la gelée royale apparaît la reine reprend sa ponte.

Au rucher
C’est le temps de l’entretien des corps de ruche, des hausses. Nettoyage, peinture, imprégnation, selon les habitudes de chacun. Il n’y a pas de remède miracle, un produit de qualité pour assurer une bonne protection sur un bois de mauvaise qualité ne donne pas de résultat satisfaisant. Avec des bois de qualité, les ruches sont encore là ½ siècle plus tard !
La désinfection des bois se fait avec un gros chalumeau. Il faut chauffer fort car les spores de loques résistent jusqu’à 140°C, le bois doit bien brunir tant elles s’incrustent.
Le propane chauffe bien plus que le butane, c’est à prendre en compte.
Pour les plastiques la désinfection se fera dans un bain de cristaux de soude à 10% (carbonate de soude) bien chaud (70°c maxi). Puis un trempage dans un bain d’eau de javel 1 berlingot dans 4,75l d’eau.
Le plus difficile est de trouver un bac au format. Il est possible d’utiliser un bac à vendange dans lequel entrent les plateaux de sol Nicot.
La désinfection des gants se fait dans un bain d’eau et de chlore (5 l d’eau et 2 pastilles de javel ou de chlore).
Le lève cadre sera passé à la flamme du chalumeau.
Les vêtements seront lavés en machine et désinfectés par trempage durant 1/2 heure dans une eau fortement javellisée, 1 litre pour 5 litres.
Il faut bien se rappeler que les maladies ont d’abord pour origine les pratiques de l’apiculteur.



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Décembre

Après un mois de novembre plutôt sec, avec du soleil et de la douceur qui ont permis aux abeilles de sortir, l’automne météorologique, qui s’est achevé lundi, a été l’un des plus doux jamais observés dans la région. Le froid et la grisaille se sont installés dans le Sud-Ouest.
L’hiver, qui vient de prendre le relais, débute avec des températures plus basses que d’ordinaire.
Il y aura encore de beaux jours et les abeilles réchauffées sortiront. Puis viendra le long hivernage.

Dans la Ruche
C’est le repos et le maître-mot est la paix. Cela ne veut pas dire laisser la ruche sans surveillance mais il faut y jeter un oeil de temps en temps : la toiture, les parois…Il est très important de ménager la tranquillité des abeilles : dérangées, elles s’agitent et consomment des provisions. Le stock doit rester conséquent et le plus longtemps possible. Il doit passer l’hiver, dont on ne peut supposer la durée et la rigueur.
Si on découvre un bon nombre d’abeilles mortes, il n’y a pas lieu de paniquer, c’est normal en cette période. La mort naturelle les touche en hiver et on peut compter dans les 3 000 morts en trois mois. Pour l’hygiène de la ruche, il est préférable mais non obligatoire de la débarrasser des cadavres au moyen d’un crochet.
Dans la ruche en décembre, les abeilles se pelotonnent autour de leur reine. Elles se regroupent en grappe, de plus en plus serrées si la température extérieure diminue, de façon à limiter les courants d’air et conserver la chaleur.
La colonie dépense la plus grande partie de son temps à réguler la température à l’intérieur de la ruche. La ponte est inexistante et la population reste stable. L’activité de la colonie est au ralentie… L’hiver, lorsque la température extérieure est inférieure à 18°C, la température du nid en présence de couvain doit se maintenir vers 34°C. Sans couvain, les abeilles peuvent survivre avec une température minimale de 13°C au coeur de l’essaim.
Il est tard et nuisible de donner de la nourriture liquide par temps froid : telle opération stimulerait la ponte, l’élevage de couvain et gaspillerait aussi les provisions. Vraiment, en cas d’absolue nécessité de « sauveté », il peut être envisagé de donner du candi : directement sur cadres, sous nourrisseur retourné, mais le risque demeure qu’il ne soit même pas utilisé (s’il fait trop froid pour la grappe). L’apiculteur avisé a su nantir son cheptel en tout début d’automne.

Au Rucher
L’apiculteur effectue des promenades de surveillance, veille à ce que la ruche ne soit pas attaquée ni dérangée.
Vous utiliserez quelques moments d’hiver pour parfaire au nettoyage de votre matériel, si ce n’est déjà fait ; les cadres de réserve seront passés en revue, grattés, réparés, re-cirés… Montez et cirez quelques cadres neufs qui vous seront utiles pour la saison prochaine et vous éviteront recherche et précipitation au moment opportun.
Profitez de l’inactivité des abeilles pour entretenir les abords du rucher. Vous prendrez le temps pour aménager, débroussailler vos emplacements (sans mettre en route des moteurs !).
Envisagez quelques plantations d’aromatiques ou plantes mellifères, thym, romarin, bourrache, sauge, plantez des arbres.
Le but étant de diversifier les sources de nectar et de pollen.



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Novembre

Dans la ruche
Avec des jours de plus en plus courts, la nature amorce son lent repos. Le froid s’installe.
Partout, les colonies se resserrent en grappe. Lors de belles journées ensoleillées, quelques abeilles réalisent leur vol de propreté.
L’hivernage commence et les abeilles doivent subir les invasions des rongeurs et lézards qui cherchent refuge. Pensez à mettre les réducteurs d’entrée
Sous les 10°, les abeilles, ont tendance à l’engourdissement, elles se mettent en grappe, pour se réchauffer, garder la reine à l’abri. Il n’est pas recommandé d’ouvrir sans rime ni raison, à fortiori, à cette époque pré-hivernale où le refroidissement de la colonie a des effets néfastes voire fatals. La reine a déjà considérablement réduit sa ponte. Les faux bourdons ont été chassés.
La colonie commence à vivre sur ses réserves, même si cette année octobre a été généralement doux et a vu l’abeille bien circuler, chargée, pour le moins, de pollen à défaut de nectar. Les floraisons sont quand même rares. Ne se manifeste bien que la fausse roquette, le lierre est épuisé.
Les réserves alimentent et servent de combustible à la colonie ; il est indispensable qu’elles soient bien pourvues.
Pour rappel, l’hiver nécessite une vingtaine de kilos de réserves. La surveillance alimentaire sera de mise. La pesée des ruches servira d’indicateur pour le nourrissement.
Pour l’apiculteur, les visites sont rapides, il ne doit pas déranger les colonies. Le temps est à l’entretien du matériel et à la préparation de la saison prochaine.

Au rucher

Le mois de novembre est propice à la remise en état du rucher : débroussailler, niveler, traiter les mauvaises herbes, réparation du matériel apicole, la désinfection des corps de ruche, l’entretien des hausses et des vêtements.
Quelques rappels :
• C’est le moment des réparations de matériel, des désinfections.
La propolis, la cire doivent bouillir et brûler. Le bois devra brunir. Toutes les parties ramollies devront être raclées, enlevées. Ce travail prophylactique est fondamental pour bien se tenir à l’écart de la loque et autres maladies dont l’apiculteur est le vecteur.
• Les lèves cadres seront systématiquement traités à la flamme. Bien que souvent omise, leur désinfection régulière est une précaution utile.
• Les gants seront en caoutchouc permettant de les rincer à l’alcool et ou de les tremper dans un seau d’eau javellisée.
• Les vêtements seront lavés en machine et désinfectés par trempage durant 1/2 heure dans une eau fortement javellisée, 1 litre pour 5 litres. Le voile sera lavé à la main.
Bien se rappeler que les maladies ont d’abord pour origine les pratiques de l’apiculteur.



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