Le travail de l'apiculteur en

Octobre

Dans la ruche...
Le temps se rafraîchit (10 à 15° en moyenne) et devient pluvieux.
C’est la fin des floraisons mellifères, excepté pour les callunes, le lierre et les arbousiers qui restent des ressources de dernier moment.
La colonie se prépare à affronter l’hiver, les jeunes abeilles n’ont plus d’activités et consomment pollen et couvain ouvert.
Ce dernier est notablement réduit, tout au plus 2 cadres dans une ruche 10 cadres.
Les abeilles vont vivre au ralenti et se regrouper au centre de la ruche, en " grappe ".

Au rucher...
- Rassembler les colonies faibles
- Choisir et semer les semis d'automne des plantes mellifères
- Préparer l’hivernage : réduire les entrées (à 10 mm), poser une pierre sur le toit pour éviter qu'une bourrasque l'emporte, vérifier la solidité de l'ensemble de chaque ruche.
- La (dernière) visite d’automne par beau temps : retirer les lanières anti-varroa, noter les réserves de chaque ruche, examiner la ponte. Si celle-ci est insuffisante, prévoyez un nourrissement stimulateur.
- Remplacer le couvre-cadres par un nourrisseur couvre-cadres, permettant d’intervenir rapidement en cas de nourrissement.
- Peser les ruches et noter les poids.
- Consigner toutes vos interventions et observations dans votre registre d’élevage.



Le travail de l'apiculteur en

Septembre

Dans la ruche...

Le mois de septembre annonce déjà l’automne.
Souvent chaud, avec des alternances de pluie, il voit le volume de fleurs diminuer.
Le nectar et les pollens de septembre servent à fabriquer les abeilles d’hiver.
Les abeilles butinent les asters, le lierre, les arbousiers, les luzernes, le sapin (miellat recherché mais toxique pour les abeilles).
Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyères lorsque le temps est favorable à la montée du nectar dans ces fleurs.
Le miel qu'elles récoltent est d'une consistance épaisse et il faut un appareil particulier (appelé PICOTEUSE) afin de l'émulsionner et permettre ainsi l'extraction.
Dans la ruche, le déclin démographique continue en raison des jours plus courts et des ressources moindres. Même si les abeilles de nos régions vivent plus longtemps l’hiver, il ne faut pas oublier de nourrir les colonies massivement afin qu’elles constituent leurs réserves.


Au rucher...

- Faire la visite générale d'automne
- Poursuivre rigoureusement le traitement anti-varroa
- Réunir les ruches faibles et resserrer les colonies
- Contrôler les reines
- Rétrécir les entrées pour éviter le pillage
- Selon les températures du mois, procéder à la mise en hivernage



Le travail de l'apiculteur en

Juillet et Aout

La newsletter prend un peu de repos pendant l'été. C'est pourquoi vous recevez aujourd'hui un numéro double juillet/août. Prochain rendez-vous le 1er septembre.

En plein été, il fait très beau et très chaud. Cela peut mener à des pics de chaleur et à une certaine sécheresse jusqu'à mi-août.
Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles, notamment avec un abreuvoir
Pour juillet, pas de grande floraison à l'exception du tournesol. Bruyère Callune et bruyère Erica en tant que plantes caractéristiques des landes et pinèdes. Notons aussi la phacélie, le faux indigo, le mélilot, les roses trémières, la bardane, la brunelle commune (...);
Des floraisons spécifiques au mois d'août : sophora du japon, l'agneau chaste, l'hovenia à fruits doux, l'agripaume cardiaque, l'ampélopsis, les bruyères et la menthe.

En juillet :
- La disette peut faire son apparition, entraînant les colonies à chasser les bourdons hors des ruches ou du pillage. Les réserves de miel sont entamées.
- Les abeilles régulent la température de leur ruche.

En août :
- La colonie transforme le sirop en miel puis opercule.
- La ponte de la reine reprend, la population, jusque-là en chute, se stabilise.

Au rucher...
En juillet :
- On récolte, on extrait, on fait lécher les hausses.
- On prépare les réserves de miel pour l'hiver.

En août :
- On traite contre le varroa
- On met le miel en pot
- On réduit les colonies faibles
- On nourrit les essaims artificiels



Le travail de l'apiculteur en

Juin

Ce mois de juin représente la fin du Printemps et le début de l’été.

Quelles sont les activités à effectuer au rucher ?
- Effectuer les transhumances, pour obtenir des miels spécifiques
- Effectuer une récolte partielle, pour le miel de Printemps par exemple. Il est important de surveiller le remplissage des hausses toutes les semaines, éventuellement en soupesant la ruche, pour éviter d'ouvrir les ruches de manière intempestive. Si besoin, n’hésitez pas à rajouter une deuxième hausse.
- Dans sa miellerie, bien faire le tri des divers miels, les stocker dans de bonnes conditions d’hygiène et de conservation.
- Au rucher, nettoyer toute trace de miel pour éviter le risque de pillage. Près des ruches, les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient gêner le vol des butineuses chargées.
- Continuer à amplifier l'élevage des reines : Juin est le mois le plus favorable.
- Produire un peu de pollen
- Stimuler l’activité des essaims capturés récemment en les nourrissant au sirop. Certains apiculteurs éliminent la reine (qui est la vieille reine) une quinzaine de jours après la capture de l'essaim. Les abeilles entreprendront ainsi un élevage royal.

Rappel aux débutants : Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et en milieu d’après-midi.



Le travail de l'apiculteur en

Mai

Dans la ruche...
En ce mois de mai, attention aux éventuels retours du froid, à la période des "Saints de Glace" (11-12-13 mai) qui peuvent survenir bien avant la douceur de mai. Côté butinage, nos colonies se délecteront des aubépines, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres.

Dans la ruche, les premières miellées de mai donnent les premières récoltes. Attention surtout à l'essaimage, qui nécessite une surveillance accrue.

Au rucher...
- Prévenir, prévoir et gérer l'essaimage
- Ajouter des cires
- Poser la seconde hausse
- Récolter la propolis
- Diviser les ruches dites "divisibles"
- S'assurer des traitements entrepris par les agriculteurs du coin, afin de déplacer ses ruches si nécessaire



Le travail de l'apiculteur en

Avril

Le début du printemps est un moment charnière dans l’année apicole.

Les abeilles d’hiver auront été progressivement remplacées par celles qui assureront le formidable développement de la colonie puis la récolte et le stock d’hivernage.

La visite de printemps s'effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement. Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie. Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause. Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment.

Vous effectuerez une seconde visite au cours du mois pour remplacer au moins deux cadres sur dix (si possible trois) et agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieur vers le centre et les plus récents au centre. Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.

Cette visite doit être effectuée suffisamment tard pour que les températures soit déjà clémentes la nuit et suffisamment tôt pour que les ruches ne soit pas trop développées. Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et de 14H00 à 16H00 l’après-midi.

Avril est aussi le début de l’essaimage. Chaque jour de chaleur, entre midi et 14 h, surveillez l’animation devant vos ruches. Les essaims sortent toujours en milieu de journée. S’il y a plusieurs jours de pluie et de froid, il est fréquent de voir les essaims sortir le premier jour ensoleillé qui suit. Eventuellement, placez dans votre rucher une ruche ou ruchette piège. Pour cela, choisissez une vieille ruche ou une ruche neuve passée au chalumeau. Vous pouvez y ajouter de la pommade attire-essaim. Mettez dans la ruche quelques vieux cadres de cire noire sur les côtés et quelques cadres neufs au milieu. Orientez la ruche vers l’est.

C'est également le moment de nourrir les ruches pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.

Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses.

Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli.

Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse.
Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse.
Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage. Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.



Le travail de l'apiculteur en

Mars

Dans la ruche...
Attention aux quelques gelées qui peuvent arriver en mars. La pluie est également souvent au rendez-vous.
Les abeilles rentrent désormais avec du pollen sur les pattes. Les principales sources sont les noisetiers, les amandiers, les buis, les saules marsault, les ficaires, les hellébores et les prunelliers.
Les arbres fruitiers peuvent commencer leur floraison.
Dans la ruche, la colonie se développe rapidement. vers mi-mars, il est normal de trouver 3 cadres couverts de couvain.
Elles effectuent également leur vol de propreté.

Au rucher...
- nourrir au sirop pour stimuler la colonie
- installer des abreuvoirs
- changer le fond de ruche
- examiner les déchets sur le fond de ruche
- effectuer la visite de printemps
- compter les abeilles
- caler le nid à couvain
- observer la colonie et le couvain
- équilibrer les colonies



Le travail de l'apiculteur en

Février

Février est un mois particulièrement critique, notamment pour les colonies les plus faibles, qui arrivent au bout de leurs réserves.

Dans la colonie, la grappe se disloque et les abeilles effectuent un vol de propreté Elles consomment davantage leurs réserves de pollen et miel. Et à nouveau de la gelée royale que les jeunes abeilles commencent à produire.

Selon les espèces, le noisetier fleurit de janvier à mars. Sa floraison précoce en fait une importante source de pollen en ce milieu d’hiver. Il est aussi à l’origine du miellat après l’émergence des feuilles. Le saule marsault a également un fort intérêt apicole pour son pollen.
Enfin, le mimosa, le tussilage en plaine et éventuellement l’aubépine de virginie ou l’aulne blanc.

Au rucher :
- Poursuivre le nourrissement au candi
- Surveiller le frelon asiatique : commencer le piégeage des fondatrices
- Surveiller les colonies faibles
- Déplacer les ruches si besoin (dès que la température oscille autour des 10°)
- Désinfecter corps et hausses avec la flamme d’un chalumeau, gratter les sur-épaisseurs
- Nettoyer le matériel (brosse, matériel plastique, vêtements) : trempage dans de l’eau de javel diluée pendant 30 min



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