Le travail de l'apiculteur en

Août

Le mois d’août est un mois creux sur le plan des ressources pour l’abeille. Les floraisons abondantes sont terminées dans la plupart des régions.
Une situation contrastée s’est installée en cette fin juillet avec des épisodes pluvieux sur une partie de la France et la canicule sur une autre. Les fleurs devraient réapparaitre dans les champs et les jardins sur une partie du territoire. Pour l’apiculteur c’est presque la basse saison.

Dans la ruche en août, la population a commencé à décroître et la récolte a privé la ruche d’une part importante de ses réserves. Moins de ressources, c’est un changement d’organisation dans la ruche. Les mâles vont être expulsés.
Pour les apiculteurs ayant procédé à un nourrissement massif en juillet, les réserves ont commencé à croitre de nouveau ainsi que la surface de couvain. Pour un bon hivernage, il est important que des abeilles jeunes soient en nombre important d’ici la fin de l’été.

Ayant récolté au plus tard à la mi-Août, l’apiculteur doit maintenant préparer la ruche à l’hivernage. Deux mesures sont à prendre dans ce sens :
    • Traiter contre le varroa : l’apiculteur procède au traitement anti-varroa pour réduire le taux de varroa dans la ruche à un niveau tel qu’il devient supportable sachant qu’il ne serait pas possible de l’éradiquer totalement.
    • Renforcer les réserves : pour renforcer les réserves, l’apiculteur procède au nourrissement en utilisant un sirop à forte concentration en sucre. Les abeilles transforment le sirop en miel puis opercule et reconstituent les réserves dont elles auront besoin pour passer l’hiver.

Une fois la récolte effectuée, l’apiculteur commencera à nettoyer ses hausses vides, les accessoires et outils (pour éviter la contamination si la colonie est malade).

Les floraisons d’août
L’été est maintenant bien installé et les ressources en nectar et en pollen s’amenuisent. Toutefois de nouvelles floraisons apparaissent selon les régions.
Du côté des arbres, 3 belles essences se démarquent au mois d’août le Sophora du Japon (Sophora japonica), un des arbres les plus mellifères, l’albizzia (Albizia julibrissin) et le célèbre arbre à miel (Tetradum danielli).
L’arbre à poivre également appelé Gatillier (Vitex agnus-castus), est une plante buissonnante à la très belle floraison bleue.
Dans les jardins on citera également la présence remarquée de Ficoïde (Delosperma cooperi) ou de Lippia (Lippia nodiflorum), petite plante traçante formant de beaux tapis verdoyant et qui fleurit de juillet à septembre. Les bruyères et la menthe.

Bon à savoir :
Conserver ses cadres : La récolte est terminée. Les cadres de hausse ont été léchés par les colonies, plus une trace de miel n’est constatée. Il est alors impératif de bien les entreposer pour conserver le précieux travail des cirières.
Après les avoir triés pour mettre de côté les cires trop foncées, les rayons remplis de pollen, les cadres en bon état doivent être entreposés dans des conditions optimales pour les protéger des rongeurs et de la fausse teigne.
Pour ce faire l’apiculteur dispose de différentes solutions :
Stockage des cadres dans un lieu ventilé : Après avoir retiré toutes traces de cire et de propolis, sur les cadres et les hausses, empilez vos hausses dans un lieu ouvert à l’abri de la pluie. Veillez à installer en haut et en bas de la pile une tôle perforée ou à défaut une grille à reine afin de garder un puit de lumière et d’éviter l’intrusion des rongeurs. Surveillez régulièrement vos piles.
Vous stockez vos cadres dans un lieu fermé : L’utilisation des mèches de souffre est alors indispensable pour éviter le développement de la fausse teigne. Ce traitement ne tue pas les oeufs, il faut donc le renouveler 14 jours plus tard.



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Juillet

Après un printemps précoce, les floraisons se feront plus rares au mois de juillet. Le remplissage des hausses va en souffrir. La ruche va commencer à gérer la décroissance des ressources.
Les dernières récoltes approchent. En bien des endroits, il n’y en aura plus guère au-delà de juillet sauf les miellats (pucerons sur les sapins et les chênes, cicadelles sur les arbrisseaux, ronces qui donneront du Metcalfa).

Dans la ruche
Changement de programme dans la ruche. Les abeilles vivent au rythme des floraisons, passé le solstice de la Saint-Jean, les jours vont commencer à diminuer et la ruche va suivre le mouvement des jours. Pour les butineuses, l’arrière-saison sera l’occasion de peaufiner les récoltes pour l’hiver en pollens et en nectars. Et pourtant tout n’est pas fini pour l’apiculteur.
En ce début de mois, les journées longues et chaudes voient les allers-retours incessants des butineuses.
De 6 heures du matin à 9 heures du soir, cela fait 15 heures d’activités. De quoi remplir les hausses si les floraisons sont là.
Les lavandes sont encore en fleur. De nouvelles fleurs comme la bourrache et la phacélie sont très appréciées des abeilles. La luzerne et le tournesol sont aussi en fleur selon le calendrier des agriculteurs.
Le miel de tournesol est la première production de miel en France.
Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles.

Au Rucher
Si ce n’est déjà fait, le mois de juillet sera celui de la récolte. Pour en décider, il faut vérifier d’abord que les cadres de hausse sont remplis et operculés. Le miel non operculé ne dispose pas du faible degré d’humidité nécessaire à sa conservation une fois extrait.
Ensuite l’apiculteur prépare sa récolte en plaçant un chasse-abeilles entre la ruche et la hausse la veille de la récolte. Ainsi le jour de la récolte, il restera peu d’abeilles dans la hausse. Celles-ci seront chassées et la hausse retirée puis couverte afin d’éviter que les abeilles n’y reviennent. S’il dispose de peu de ruches, il pourra sortir les cadres un par un en laissant la hausse en place, les brosser de leurs abeilles puis enfermer les cadres dans une caisse de récolte. Après l’extraction, il pourra remettre les cadres dans leur hausse afin que les abeilles les lèchent et récupèrent le miel restant.
L’extraction se fait dans une pièce fermée, à l’abri des abeilles. L’apiculteur récolte le miel et la cire.

Après cette dernière récolte, il est bon de noter l’état des colonies. Trois critères peuvent suffire :
    - L’état sanitaire se vérifie par la qualité du couvain, régulier, serré, non mycosé, abondant. Signes d’une bonne reine et d’une colonie en bon état démographique entre les diverses catégories d’abeilles, nourrices et butineuses.
    - Ensuite par le nombre des abeilles et un comportement « normal ».
    - L’importance des récoltes faites et le corollaire des réserves disponibles dans les corps.
Une bonne odeur ne gâte rien, une odeur inconnue ou désagréable doit attirer immédiatement l’attention. Un couvain dont de nombreuses cellules ne sont pas operculées, laissant une larve visible finissant par mourir (risque de loque européenne ?), doit attirer l’attention sur l’infestation par le varroa. De même des abeilles aux ailes atrophiées sont le signe de maladies induites par le varroa.

Pour les essaims artificiels, le point de repère est qu’ils soient sur 4 cadres en juillet pour atteindre 5 cadres fin septembre. Ce point est à retenir absolument.



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Juin

Ce mois de juin représente la fin du Printemps et le début de l’été.
Le printemps a été précoce, de belles floraisons sur des sols frais et humides, les apiculteurs de l’hexagone s’accordent à dire, cette année, que les miellés de printemps étaient au rendez-vous et en avance.
La conséquence inévitable sera une faible abondance de floraison en juin. Selon l’environnement, la ruche pourra manquer de nourriture en cours de mois. Le nectar se fait plus rare, le pollen rentre moins et les colonies peuvent avoir faim.

Surveiller les réserves

Le calendrier de vie des abeilles est crucial dans le développement de vos colonies. Il faut bien avoir à l’esprit que les abeilles présentes au trou de vol en juin sont issues des oeufs pondus en avril. Pour avoir des colonies fortes en fin d’été, c’est donc au mois de juin que tout se joue ! Un manque de nourriture en cette saison peut donc avoir d’importantes répercussions sur l’hivernage. Surveillez donc les miellées et les réserves.
Nettoyer toute trace de miel pour éviter le risque de pillage. Près des ruches, les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient gêner le vol des butineuses chargées.

Dans la ruche en juin, c’est effervescence. La population d’abeilles est à son maximum.

Jusqu’au 21 juin, la reine pond abondamment dans la ruche. A partir du solstice, le manque de pollen et de nectar entraine une diminution de la ponte et 21 jours plus tard, le 14 juillet, les naissances sont plus abondantes que les oeufs pondus.
Jusqu’à la mi-juillet, les abeilles continuent de bâtir. En effet, la construction est le fait des cirières ; c’est à dire des abeilles qui ont atteint environ 12 jours d’âge. Cette production dure moins d’une semaine. Cette très courte fonction cirière chez l’abeille donne lieu à la construction des rayons dans la mesure où le nombre de cirières est important et que nectar et pollen rentrent en abondance.
Le solstice marque donc un vrai changement de saison pour les abeilles.

L’apiculteur pourra profiter de l’activité des cirières pour faire construire des cadres. Pour le renouvellement immédiat des anciens cadres, des trop noircis, ou la constitution d’un stock qui aura toujours utilité ultérieurement. Il en profitera alors pour jeter un oeil au couvain – reste-t-il abondant ? – et à la santé de la ruche – y a-t-il des signes de maladies, en particulier de varroa ?
En cas de faiblesse du couvain, il pourra nourrir afin de stimuler la ponte de la reine (cela peut être le cas d’un essaim récupéré il y a peu).

Pour certains apiculteurs, juin est un mois de transhumance. Après l’acacia, le tilleul puis la lavande sont deux gros fournisseurs de miel de qualité. L’apiculteur pourra profiter de ces floraisons en déplaçant ses ruches et en veillant à mettre des hausses nouvelles afin de recueillir un miel mono-floral. Les colonies seront introduites seulement lorsque 10 à 20% des fleurs sont ouvertes afin que les abeilles soient immédiatement attirées dans les cultures à polliniser et ne soient pas tentées de se tourner vers une source plus attractive.

Les plantes mellifères au mois de juin ?
Le tilleul
Le tilleul procure un miel délicat. Sa floraison prend le relais de celle de l’acacia. C’est un arbre plus majestueux que ce dernier. Il rivalise avec le chêne en la matière, ce qui n’avait pas échappé aux anciens. Le tilleul est abondamment consommé en tisane pour ses vertus sédatives. Au mois de juillet, les abeilles ne se contentent pas de visiter le fond des corolles, elles récoltent également le miellat, produit par les pucerons se développant sur le feuillage dont ils ponctionnent la sève. Le miel de Tilleul peut entrer dans la composition poly-florale du miel de forêt ou faire l’objet d’un miel mono-floral. Dans ce cas, il est ambré-clair et prend, à l’état solide (cristallisation courte à longue), une teinte jaune plus ou moins sombre dont la granulation est moyenne.
La lavande
La lavande est le symbole de la Provence. Ces champs inspirent les peintres et les abeilles ! Elle a un petit cousin : le lavandin. Toutes deux de la famille des labiées, la lavande et le lavandin, que l’on confond très souvent, sont néanmoins d’espèces différentes. La lavande vraie est une espèce originelle, alors que le lavandin est un hybride qui résulte du croisement de la lavande vraie et de l’Aspic. La lavande (ou le lavandin) a pour l’apiculteur, outre la qualité du miel qu’elle fournit, une deuxième vertu : une fois séchées, ses tiges constituent un excellent combustible pour les enfumoirs. Il est toutefois à noter que la lavande ou lavandin n’apporte pas de pollen aux abeilles.
Le châtaignier
Le châtaignier présent essentiellement sur les sols acides et un arbre élancé qui procure nectar et pollen à nos chères butineuses. Il procure un miel aux saveurs boisées avec une légère amertume. Riche en oligo-éléments (potassium, magnésium, manganèse et barym). Ce miel possède des vertus cicatrisantes.



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Mai

Au mois de Mai, dès le lever du jour, les abeilles envahissent les champs, les butineuses s’activent de fleurs en fleurs pour récolter le pollen et le nectar qu’elles stockent en abondance. À cette période, le colza et les floraisons de fruitiers se terminent, c’est au tour de l’aubépine, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres.
Les températures font le yoyo en ce moment, à de belles journées chaudes, se succèdent des jours de pluie avec une baisse significative des températures. Attention aux éventuels risques de froid, à la période des "Saints de Glace" (11-12-13 mai) qui peuvent survenir bien avant la douceur de mai.
La population s’accroît désormais rapidement. La nourriture est en abondance, la reine pond abondamment. Les cadres remplis de couvain sont en augmentation tout comme ceux de nectar.
A ce moment de l’année, l’équilibre de la ruche est à surveiller. L’accroissement important du nombre d’abeilles, corrélé à une diminution du tonus de la reine peut entrainer l’essaimage.

Au rucher
Attention à l'essaimage, qui nécessite une surveillance accrue. Différents facteurs peuvent conduire à l’essaimage : l’âge de la reine, les miellés, la météo, la lignée d’abeilles…
L’un des signes prémonitoires de l’essaimage est l’inversion de la surface de couvain ouvert par rapport à celle de couvain fermé. Quand il y a plus d’abeilles jeunes dans la ruche que d’abeilles en butinage à l’extérieur, la ruche peut se désorganiser conduisant à l’essaimage.
L’apiculteur ne prévient pas l’essaimage, il le précède en rajoutant des cires, une hausse ou en créant des essaims artificiels,

Des ruchettes pièges
peuvent être placées à quelques mètres du rucher et un peu en hauteur. Un bon coup de chalumeau pour réveiller les odeurs de colonie et quelques vieux cadres seront les compléments indispensables à l’inévitable attire essaim.

Poser les hausses
, avec les températures que nous avons eu au mois d’avril, les hausses ont normalement été posées. Les colonies sont au taquet et les floraisons pléthoriques. Ces hausses accueillent l’excédent de miel produit par une surabondance de butineuses. Les abeilles commencent toujours par stocker le nectar dans les cadres de corps. Lorsque les cadres de corps disposent de réserves abondantes pour permettre à la colonie d’abeilles de vivre, elles stockent les entrées supplémentaires dans les hausses de ruche.
Ce qui veut donc dire que la hausse se pose lorsque le corps est totalement occupé.

Il est recommandé de mettre une grille à reine entre le corps et la hausse afin d’éviter que la reine vienne y pondre. Toutefois, il faut veiller à ce que la reine ne manque jamais de place dans le corps pour pondre sous peine d’un arrêt de ponte ! Pour éviter cela, remplacez un cadre de corps rempli de miel par un nouveau cadre ciré. Vous libérez ainsi de la place. Ce cadre sera entreposé dans les règles de l’art pour être réinstallé dans le corps en période de carence.

Récolter la propolis
. La récolte de la propolis est une opération simple qui assurera à l’apiculteur confirmé même débutant, une petite quantité de ce précieux antioxydant et antimicrobien. Il pourra utiliser en décoction pour son usage personnel ou il l’incorporera dans le nourrissement des colonies.
Elle se pratique à l’aide d’une grille placée en haut des cadres. Les abeilles colmateront les trous qui la composent, il ne restera alors plus qu’à la mettre en congélateur pour détacher facilement les morceaux de cette gomme.



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Avril

Alors qu’une grande partie de l’humanité est à l’arrêt, confinée pour cause de pandémie Covid-19, les apiculteurs s’affairent pour que la saison apicole se passe au mieux.

Nous vous rappelons que nous sommes autorisés à nous déplacer pour réaliser nos activités sur nos ruchers.
Vous pouvez retrouver l’instruction technique ainsi que l’attestation dérogatoire de déplacement sur le site FACM-GDSA17.

Comme en 2019, nous vivons cette année, un début de printemps capricieux, une douceur qui laisse la place à des jours bien plus frais. La neige a refait son apparition sur les massifs la semaine dernière. Le printemps teste les capacités de l’apiculteur à réagir et à s’adapter.
Les visites de printemps battent leur plein et l’apiculteur stimule les colonies par un nourrissement léger.

L’apiculteur réalise sa visite de printemps
Les floraisons et le réchauffement tirent l’abeille hors de la ruche. Les allers-retours s’accentuent. La reine s’est mise à pondre abondamment, le couvain se développe rapidement occupant les cadres centraux de la ruche. Bref tout le monde s’active !
La visite de printemps s'effectue lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement.
Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie.
Vous en profiterez pour remplacer au moins deux cadres sur dix et agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent sur les extérieurs de la ruche, les plus récents au centre. Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.
De l’observation vous tirerez les enseignements qui conviennent pour la gestion de chaque ruche au cours des mois à venir. Avril est un mois actif pour l’apiculteur.
Deux à trois semaines après vous effectuerez une nouvelle visite et vous placerez les cadres neufs au milieu de la ruche.
Une large palette d’opérations est possible au cours du mois : faire construire des cadres cirés, diviser une ruche en deux, récupérer des cadres de couvain et de réserve pour les nouveaux essaims, récupérer des essaims naturels, éventuellement mettre des hausses et faire une première récolte (colza).

Au rucher :
CONTRÔLER LA FIÈVRE D’ESSAIMAGE :
Lorsque les populations sont très fortes, jusqu’à 8 cadres de couvain, sur le colza par exemple (fin avril), le risque d’essaimage est majeur. Un coup de froid bloque la ponte de la reine et les conditions sont rapidement réunies.
Chaque jour de chaleur, entre midi et 14 h, surveillez l’animation devant vos ruches. Les essaims sortent toujours en milieu de journée. S’il y a plusieurs jours de pluie et de froid, il est fréquent de voir les essaims sortir le premier jour ensoleillé qui suit. Eventuellement, placez dans votre rucher une ruche ou ruchette piège. Pour cela, choisissez une vieille ruche ou une ruche neuve passée au chalumeau. Vous pouvez y ajouter de la pommade attire-essaim. Mettez dans la ruche quelques vieux cadres de cire noire sur les côtés et quelques cadres neufs au milieu. Orientez la ruche vers l’est.

STIMULER LES COLONIES
C'est également le moment de nourrir les ruches qui en ont besoins pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.
Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses. Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli. Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse. Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse. Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage. Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.



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Mars

En ce début du mois de mars, les températures continuent de varier de manière importante, l’hiver n’est pas fini et quelques gelées peuvent encore arriver. La pluie est toujours là, beaucoup de terrains sont inondés.

Les jours s’allongent, le soleil est de plus en plus chaud mais certaines journées peuvent être encore froides.
La végétation poursuit son réveille et la flore se diversifie : buis, saule marsault, prunelliers, noisetiers, etc…

Dans la ruche, la grappe commence à se disloquer sous l’effet de la chaleur croissante. La reine va accroître sa ponte et les abeilles se mettre à élever le couvain. Les beaux jours, elles reprennent leurs vols à la recherche du pollen nécessaire à l’alimentation des futures abeilles.

Au rucher
Pour toute visite ou ouverture de ruche, il faudra attendre que la température se stabilise, minimum de 12 à 15 degrés depuis plusieurs jours : le couvain, lui, craint le froid.
Vous profiterez d’une belle journée ensoleillée pour effectuer la visite de printemps et évaluer l’état de votre cheptel. Le couvain devrait occuper plusieurs cadres si le développement s’est fait correctement.

Sinon Il convient, pour le moins, te soupeser ses ruches pour tenter d’estimer les réserves : ruche facile à soulever égale danger immédiat, nourrissement sans retard avec sirop 50/50 : moitié eau, moitié sucre, ou produit du commerce. Sirops tiédis, en dérangeant le moins possible la ruche, à petite dose, d’abord, puis au demi litre par semaine, et plus tard encore, le litre par semaine.

Si de beaux jours se succèdent, le changement des fonds de ruche est à faire. A deux c’est le plus commode, après un bon enfumage sur l’entrée (5 coups de soufflet au trou de vol d’une fumée abondante). On décolle le fond de ruche au lève cadre, on soulève le corps et l’aide glisse le nouveau fond de ruche. On cale l’ensemble de façon à ce que les nourrisseurs puissent être de niveau.
On notera l’état de propreté ou de saleté du plateau, c’est un indicateur de l’état de la colonie, de sa capacité de nettoyage et de son volume, cela permet de voir également si un prédateur s’y est introduit.



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Février

L’hiver 2019-2020 est caractérisé par sa douceur
Les hivers se suivent et finissent par se ressembler… globalement plus doux que la moyenne cette année encore. La neige s’est accrochée sur les hauteurs mais les nombreux redoux ont eu raison d’elle en moyenne montagne et en plaine. Le mois de janvier a été globalement assez arrosée sur tout le pays alors que février s’annonce plutôt sec au sud et humide sur le nord-ouest. Les premiers amandiers en fleur ont été aperçus dans l’Aude. Les colonies et les apiculteurs se mettent en mouvement !

Dans la ruche après une longue période d’activité réduite, Le début février s’annonçant exceptionnellement chaud dans notre région, il faudra surveiller la reprise d’activité, la reine va pondre de plus en plus, les abeilles sortiront et au premier coup de froid il faudra être vigilant et surveiller les réserves.
Il faut profiter de ces températures exceptionnelles pour faire une visite de contrôle : check de la ponte, du couvain, de la pression varroa et de l’état des réserves
C’est une période sensible au rucher notamment pour les colonies les plus faibles, qui arrivent au bout de leurs réserves
Les jeunes abeilles vont bientôt naître et vont remplacer les anciennes, usées par la traversée de l’hiver. Elles vont produire la gelée royale nécessaire à la croissance des larves. A l’intérieur de la ruche, les abeilles sont encore en grappe, maintenant au chaud le couvain. Quand la température extérieure va augmenter, la ruche va se réchauffer et la grappe se défaire. Les abeilles vont sortir.

Au rucher
:
- Vérifier les réserves et n’hésitez pas à mettre à disposition du candi
- Surveiller le frelon asiatique : commencer le piégeage des fondatrices
- Surveiller les colonies faibles
Profitez également de ce mois de février pour finir le nettoyage du rucher (ruches, cadres, abords…)
- Désinfecter corps et hausses avec la flamme d’un chalumeau, gratter les sur-épaisseurs
- Nettoyer le matériel (brosse, matériel plastique, vêtements) : trempage dans de l’eau de javel diluée pendant 30 min



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Janvier

En Janvier, une nouvelle année apicole commence, le froid et la neige sont parfois au rendez-vous.
Pour l’apiculteur, le mois de Janvier est souvent l’un des plus calme de l’année.
Les jours vont commencer leur lente mais régulière croissance, les mimosas vont débuter leur floraison. Au coeur de la ruche, la colonie continue à se protéger du froid et consomme ses réserves. Les abeilles sont regroupées en grappe, et produisent de la chaleur qui permet de conserver l’essaim à environ 12°C.
Tout comme en décembre, les interventions de l’apiculteur en janvier sont limitées sur le rucher, il en profitera pour effectuer des promenades de surveillance en vérifiant les entrées des ruches et veillera à ne pas déranger les colonies.
Pour ceux qui pèsent leur ruche tous les mois, on constate en pesée arrière environ 500 grammes à 1 kg de décroissance de poids par mois. Le couvain redémarre vers la mi-janvier, plus tard dans les zones plus froides, plus tôt dans le sud. L’allongement de l’ensoleillement, la lumière plus vive qui entre par le trou de vol stimule les abeilles, elles consomment les réserves de miel et de pollen, la gelée royale apparaît la reine reprend sa ponte.
Surveiller particulièrement les ruches qui sont justes en réserve de nourriture, et dans l’éventualité où il y a danger de disette effectuer des nourrissements au Candi.

C’est le temps de l’entretien des corps de ruche, des hausses. Nettoyage, peinture, imprégnation, selon les habitudes de chacun.
La désinfection des bois se fait avec un gros chalumeau. Il faut chauffer fort car les spores de loques résistent jusqu’à 140°C, le bois doit bien brunir tant elles s’incrustent. Le propane chauffe bien plus que le butane, c’est à prendre en compte. Pour les plastiques la désinfection se fera dans un bain de cristaux de soude à 10% (carbonate de soude) bien chaud (70°c maxi). Puis un trempage dans un bain d’eau de javel 1 berlingot dans 4,75l d’eau. Le plus difficile est de trouver un bac au format. Il est possible d’utiliser un bac à vendange dans lequel entrent les plateaux de sol Nicot. La désinfection des gants se fait dans un bain d’eau et de chlore (5 l d’eau et 2 pastilles de javel ou de chlore). Tous les accessoires métalliques seront passés à la flamme du chalumeau.



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