Le travail de l'apiculteur en

Février

Février est un mois particulièrement critique, notamment pour les colonies les plus faibles, qui arrivent au bout de leurs réserves.

Dans la colonie, la grappe se disloque et les abeilles effectuent un vol de propreté Elles consomment davantage leurs réserves de pollen et miel. Et à nouveau de la gelée royale que les jeunes abeilles commencent à produire.

Selon les espèces, le noisetier fleurit de janvier à mars. Sa floraison précoce en fait une importante source de pollen en ce milieu d’hiver. Il est aussi à l’origine du miellat après l’émergence des feuilles. Le saule marsault a également un fort intérêt apicole pour son pollen.
Enfin, le mimosa, le tussilage en plaine et éventuellement l’aubépine de virginie ou l’aulne blanc.

Au rucher :
- Poursuivre le nourrissement au candi
- Surveiller le frelon asiatique : commencer le piégeage des fondatrices
- Surveiller les colonies faibles
- Déplacer les ruches si besoin (dès que la température oscille autour des 10°)
- Désinfecter corps et hausses avec la flamme d’un chalumeau, gratter les sur-épaisseurs
- Nettoyer le matériel (brosse, matériel plastique, vêtements) : trempage dans de l’eau de javel diluée pendant 30 min



Le travail de l'Apiculteur en

Janvier

Dans de nombreuses régions le froid et parfois la neige fait son apparition en quantité plus ou moins abondante.
Dans le midi, la floraison des premiers amandiers signale le retour imminent des beaux jours.

La colonie continue à se protéger du froid. La neige apporte beaucoup d'humidité et les abeilles qui effectuent leur vol de propreté, profitant d'un bref rayon de soleil, meurent dans la neige, frigorifiées, si elles s'y posent.

Tirez parti d'une belle journée pour effectuer une promenade de surveillance.

S'il y a de la neige, ne la retirez pas. Une fois encore, ne dérangez surtout pas vos ruches. Elles savent traverser ces périodes sans encombre. Seule une claustration prolongée pourrait favoriser un accès de nosémose.

Si le soleil fait son apparition et commence à faire fondre la neige, temporairement, vous pouvez disposer une tuile ou une planche en biais sur la planche d'envol et conter la façade, afin d'obscurcir l'intérieur de la ruche et ainsi de dissuader les abeilles de sortir. En effet, elles périraient dans la neige.

Profitez de ces périodes reposantes pour monter des cadres et préparer dès à présent la prochaine saison.

Vous pouvez chercher de nouveaux emplacements et les aménager



Le travail de l'Apiculteur en

Décembre

Gelées, pluies, bourrasques...Les fleurs, comme les instants propices au butinage, se révèlent exceptionnels.
La colonie dépense la plus grande partie de son énergie à réguler la température à l'intérieur de la ruche.
La ponte est inexistante. La population reste stable car très peu d'abeilles disparaissent. L'activité de la colonie est au ralenti. La consommation de miel est réduite...

Ne dérangez sous aucun prétexte vos abeilles : vous dissocieriez la grappe et la colonie éprouverait des difficultés à retrouver sa température idéale. Même si vous n'apercevez pas d'activité à la planche d'envol, ne vous inquiétez pas, c'est normal.

Vérifiez surtout que les ruches ne sont pas attaquées par les martres et les blaireaux. Si c'est le cas, recouvrez les boiseries endommagées avec des morceaux de tôle préalablement perforés, que vous fixerez délicatement avec des vis.

Profitez de l'inactivité des abeilles pour entretenir les abords du rucher : débroussaillez, élaguez les branches qui font trop d'ombre, plantez des arbres ou arbustes mellifères, améliorez les accès.

A la miellerie, fondez les cires d'opercules et vérifiez le matériel.



Le travail de l'Apiculteur en

NOVEMBRE

Dans la ruche...
Avec le mois de novembre, arrivent les gelées, le froid et l’humidité. La nature et les abeilles entrent progressivement au repos. Floraisons très rares, novembre marque également la fin du trèfle blanc.
Dans la ruche, l’hivernage commence et les abeilles doivent subir les invasions des rongeurs et lézards qui cherchent refuge. Pensez à mettre les réducteurs d’entrée.
Ce mois-ci vous surveillerez également la stabilité et l’aération de votre ruche.

Au rucher...
- Surveiller l'état des colonies : nourrir et/ou partitionner les ruches faibles
- Selon les régions et fonction de la météo, mettre les ruches en hivernage
- La remise en état du rucher : débroussailler, niveler, traiter les mauvaises herbes, remplacer les supports de ruches si nécessaire.
- L’achat de matériel supplémentaire ou le remplacement des vieux éléments
- L’achat d’outils, accessoires et vêtements de protection. Profitez-en pour préparer votre " caisse à outils ".
- Planifiez et commencez votre travail hivernal : filage des cadres, traitement du bois, etc.



Travail de l'Apiculteur

Octobre

Dans la ruche...
Le temps se rafraîchit (10 à 15° en moyenne) et devient pluvieux.
C’est la fin des floraisons mellifères, excepté pour les callunes, le lierre et les arbousiers qui restent des ressources de dernier moment.
La colonie se prépare à affronter l’hiver, les jeunes abeilles n’ont plus d’activités et consomment pollen et couvain ouvert. Ce dernier est notablement réduit, tout au plus 2 cadres dans une ruche 10 cadres.
Les abeilles vont vivre au ralenti et se regrouper au centre de la ruche, en " grappe ".

Au rucher...
- Rassembler des colonies faibles
- Choisir et semer les semis d'automne des plantes méllifères
- Préparer l’hivernage : réduire les entrées (à 10 mm), poser une pierre sur le toit pour éviter qu'une bourrasque l'emporte, vérifier la solidité de l'ensemble de chaque ruche.
- La (dernière) visite d’automne par beau temps : retirer les lanières anti-varroa, noter les réserves de chaque ruche, examiner la ponte. Si celle-ci est suffisante, prévoyez un nourrissement stimulateur.
- Remplacer le couvre-cadres par un nourrisseur couvre-cadres, permettant d’intervenir rapidement en cas de nourrissement.
- Peser les ruches et noter les poids.
- Consigner toutes vos interventions et observations dans votre registre d’élevage



Travail de l'apiculteur

Septembre

Dans la ruche...
Le mois de septembre annonce déjà l’automne. Souvent chaud, avec des alternances de pluie, il voit le volume de fleurs diminuer.
Le nectar et les pollens de septembre servent à fabriquer les abeilles d’hiver. Les abeilles butinent les asters, le lierre, les arbousiers, les luzernes, le sapin (miellat recherché mais toxique pour les abeilles).
Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyères lorsque le temps est favorable à la montée du nectar dans ces fleurs. Le miel qu'elles récoltent est d'une consistance épaisse et il faut un appareil particulier (appelé PICOTEUSE) afin de l'émulsionner et permettre ainsi l'extraction.
Dans la ruche, le déclin démographique continue en raison des jours plus courts et des ressources moindres.
Même si les abeilles de nos régions vivent plus longtemps l’hiver, il ne faut pas oublier de nourrir les colonies massivement afin qu’elles constituent leurs réserves.

Au rucher...
- Faire la visite générale d'automne
- Poursuivre rigoureusement le traitement anti-varroa
- Réunir les ruches faibles et resserrer les colonies
- Contrôler les reines
- Rétrécir les entrées pour éviter le pillage
- Selon les températures du mois, procéder à la mise en hivernage



Avril gare à l'essaimage

avril, visite, printemps

Le temps incroyablement doux de ces derniers mois d'hiver a permis de produire de belles colonies populeuses à souhait et naturellement prêtes à essaimer au plus tôt. Et le plus tôt c'est déjà aujourd'hui premiers essaims capturés au 11 avril.

Le colza a fleuri tôt dans la région surveillez la population de vos ruches et mettez vos hausses en fonction.

Au rucher

Visite de printemps : faire la rotation des cadres en introduisant 2 cadres de cire gauffrés à la place des 2 cadres les plus anciens

Visiter les ruches, marquer vos reines, ce sera plus facile de les retrouver lorsque la population sera plus abondante et aussi de connaitre leur âge. En 2016 le marquage sera Blanc.

Ajouter des cires neuves en remplacement des cires de rive.

Avec cette météo hivernale trop clémente et en l'absence de l'arrêt de ponte, les traitements anti-varroa ont  eu certainement eu du mal à donner leur plein effet. Il est indispensable de s'astreindre à faire un test de comptage des varroas tombés en 48h pour estimer la charge de parasites subie par vos ruches (il est tolérable 1 varroa tombé par 24h).

Contrôler et compter le nombre des cadres de couvain, équilibrer les colonies en ajoutant un cadre de couvain fermé sans ses abeilles dessus pour renforce les colonies faibles.  Vérifier un mois après si la colonnie ainsi renforcée s'est développée sinon penser à changer la reine.


Faire des essaims artificiels pour développer votre rucher où prévenir des pertes annuelles.



Mémento


Travaux d’hiver

Novembre/Décembre/Janvier/Février sont des mois charnières. Vous devez faire le bilan de la saison écoulée en opposant les aspects positifs et négatifs de la saison écoulée : récolte, nombreuses abeilles jeunes, couvain bien dense signe d’une reine performante, provisions en miel et pollen importantes, etc…sont des signes qui vous indiquent que vos abeilles ont toutes les chances de passer l’hiver et d’assurer un redémarrage au printemps. Je vous rappelle que les partisans d’une « apiculture moderne », c'est-à-dire intensive, doivent assurer plus de 20 kilos de nourriture par ruche Dadant.

Votre action au rucher doit se résumer à une surveillance et à améliorer vos emplacements en veillant à dégager vos ruches, à couper les branches gênantes, à installer de nouveaux emplacements et à vérifier les provisions.

A l’atelier nettoyez les ruches vides et les hausses, les peindre éventuellement, préparer de nouveaux cadres, enfin prévoir à l’avance ce dont vous aurez besoin au printemps prochain.

Chez vous, au coin du feu, n’hésitez pas à renouveler votre adhésion à la FACM, à mettre à jour si cela n’est pas encore fait, votre registre d’élevage où vous devez consigner tout ce qui concerne le sanitaire. Sur votre cahier de miellerie ou d’activités vous reporterez toutes vos interventions apicoles. Ce cahier est de forme libre et vous est personnel.

Bien sûr, vous allez établir un plan d’évolution pour l'année nouvelle en tenant compte de vos erreurs et de nouvelles connaissances que vous pourrez acquérir par tous les moyens mis à votre disposition. Une seule règle : gardez votre esprit critique ; beaucoup trop de gens convaincus de leur valeur propagent une apiculture irraisonnée qui est souvent source de déception. Soyez logique.

A partir de février, parfois fin janvier, la reine a recommencé à pondre et quelques butineuses rentrent du pollen. L’activité au milieu d’une belle journée est régulière, la ruche est lourde, éventuellement le pain de candi est grignoté par de nombreuses abeilles très calmes, placées l’une à côté de l’autre. Si vous constatez plusieurs fois cette situation, tout va bien, continuez votre surveillance jusqu’à fin mars début avril, période de la première vraie intervention. Bien sûr, l’absence répétées d’activités, aucun bruit lorsque l’on colle son oreille sur la paroi nécessite l’ouverture et si la ruche est morte, il faut la ramener à l’atelier, déterminez si possible les causes et procéder à son nettoyage et à sa désinfection.

Au printemps, nous aborderons ensemble le renouvellement des cadres, l’essaimage artificiel et pour les plus chanceux la pause des hausses mais ceci est une autre histoire.



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