Le travail de l'apiculteur en

Août

Le mois d’Août est un mois parfois creux sur le plan des ressources pour l’abeille. Fini les floraisons abondantes, le potentiel mellifère se réduit.

La canicule de juillet a stoppé un grand nombre de miellées, les fortes chaleurs et le manque d’humidité ont limité la présence de nectar et ont accéléré la fin de la floraison. Il faudra attendre la mi-Août pour voir le retour des pluies et Septembre pour les regains et la floraison des lierres.
Quelques plantes font de la résistance comme les bruyères, l’ampélopsis, la menthe.

Dans la ruche, la population a commencé à décroître et la récolte l’a privé d’une part importante de ses réserves. Moins de ressources, c’est un changement d’organisation dans la ruche. Les mâles vont être expulsés.

Au rucher :
Ayant récolté au plus tard à la mi-Août, l’apiculteur doit maintenant préparer la ruche à l’hivernage.
Deux mesures sont à prendre dans ce sens :
• Renforcer les réserves : l’apiculteur procède au nourrissement en utilisant un sirop à forte concentration en sucre. Les abeilles stockent le sirop et reconstituent les réserves dont elles auront besoin pour passer l’hiver.
• Traiter contre le varroa : l’apiculteur procède au traitement anti-varroa pour réduire le taux de varroa dans la ruche à un niveau tel qu’il devient supportable sachant qu’il ne sera pas possible de l’éradiquer totalement.

Une fois la récolte effectuée, l’apiculteur commencera à nettoyer ses hausses vides, les accessoires et outils (pour éviter la contamination).



Le travail de l'apiculteur en

Juillet

En juillet
Après un printemps froid et pluvieux, l’été commence avec de très fortes chaleurs et de belles journées, cela peut mener à des pics de chaleur et à une certaine sécheresse jusqu'à mi-août.
- Les colonies sortent butiner les plantes de saison comme la lavande, mais également pour aller chercher de l’eau afin de rafraîchir leur habitat. Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles.
- Passé le solstice de la Saint-Jean, les journées vont commencer à diminuer et la ruche va suivre le mouvement des heures.
- En ce début du mois de Juillet, la récolte de lavande est au rendez-vous. On peut espérer de belles miellées sur le toutes fleurs et la bourdaine, le châtaignier et le tilleuls. Notons aussi la phacélie, le faux indigo, le mélilot, les roses trémières, la bardane, la brunelle commune (...).
- Après une récolte de colza et d’acacia plus difficile au printemps, les butineuses multiplient les allers-retours à la ruche, collectant nectar, pollen et miellat.
- La disette peut aussi faire son apparition, entraînant les colonies à chasser les bourdons hors des ruches ou du pillage. Les réserves de miel sont entamées.
- Les abeilles régulent la température de leur ruche.

Au rucher :
- On récolte, on extrait, on fait lécher les hausses.
- On prépare les réserves de miel pour l'hiver.



Le travail de l'apiculteur en

Juin

Ce mois de juin représente la fin du Printemps et le début de l’été.

Quelles sont les activités au rucher ?
- Effectuer les transhumances, pour obtenir des miels spécifiques
- Effectuer une récolte partielle, pour le miel de Printemps par exemple. Il est important de surveiller le remplissage des hausses toutes les semaines, éventuellement en soupesant la ruche, pour éviter d'ouvrir les ruches de manière intempestive. Si besoin, n’hésitez pas à rajouter une deuxième hausse.
- Dans sa miellerie, bien faire le tri des divers miels, les stocker dans de bonnes conditions d’hygiène et de conservation.

- Au rucher, nettoyer toute trace de miel pour éviter le risque de pillage.
Près des ruches, les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient gêner le vol des butineuses chargées.
- Continuer à amplifier l'élevage des reines : Juin est le mois le plus favorable. Constituer des nucléï de conservation pour avoir de jeunes reines de remplacement à la prochaine saison.
- Produire un peu de pollen
- Stimuler l’activité des essaims capturés récemment en leur nourrissant au sirop. Certains apiculteurs éliminent la reine (qui est la vieille reine) une quinzaine de jours après la capture de l'essaim. Les abeilles entreprendront ainsi un élevage royal.

Rappel aux débutants :
Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et en milieu d’après-midi.



Le travail de l'apiculteur en

Mai

Dans la ruche...
En ce mois de mai, attention aux éventuels risques de froid, à la période des "Saints de Glace" (11-12-13 mai) qui peuvent survenir bien avant la douceur de mai.
Une vague de froid a frappé la France ce week-end. Et cette masse d'air va continuer de nous générer des températures en-dessous des normales saisonnières.

Côté butinage, nos colonies se délecteront des aubépines, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres.

Dans la ruche, les premières miellées de mai donnent les premières récoltes. Attention surtout à l'essaimage, qui nécessite une surveillance accrue.

Au rucher...
- Prévenir, prévoir et gérer l'essaimage
- Ajouter des cires
- Poser la seconde hausse
- Récolter la propolis
- Diviser les ruches dites "divisibles"
- S'assurer des traitements entrepris par les agriculteurs du coin, afin de déplacer ses ruches si nécessaire



Le travail de l'apiculteur en

Avril

Le début de printemps est un moment charnière dans l’année apicole.

Les abeilles d’hiver auront été progressivement remplacées par celles qui assureront le formidable développement de la colonie puis la récolte et le stock d’hivernage.

La visite de printemps s'effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement. Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie. Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause. Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment.

Vous effectuerez une seconde visite au cours du mois pour remplacer au moins deux cadres sur dix (si possible trois) et agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieur vers le centre et les plus récents au centre. Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.

Cette visite doit être effectuée suffisamment tard pour que les températures soient déjà clémentes la nuit et suffisamment tôt pour que les ruches ne soient pas trop développées. Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et de 14H00 à 16H00 l’après-midi.

Avril est aussi le début de l’essaimage. Chaque jour de chaleur, entre midi et 14 h, surveillez l’animation devant vos ruches. Les essaims sortent toujours en milieu de journée. S’il y a plusieurs jours de pluie et de froid, il est fréquent de voir les essaims sortir le premier jour ensoleillé qui suit.
Eventuellement, placez dans votre rucher une ruche ou ruchette piège. Pour cela, choisissez une vieille ruche ou une ruche neuve passée au chalumeau. Vous pouvez y ajouter de la pommade attire-essaim. Mettez dans la ruche quelques vieux cadres de cire noire sur les côtés et quelques cadres neufs au milieu. Orientez la ruche vers l’est.

C'est également le moment de nourrir les ruches pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.

Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses.

Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli.

Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse. Dans certaines régions, on commence à mettre les hausses aux derniers jours du mois d'avril.
Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse.
Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage. Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.



Le travail de l'apiculteur en

Mars

Dans la ruche...
Attention aux quelques gelées qui peuvent arriver en mars.
La pluie est également souvent au rendez-vous.
Les abeilles rentrent désormais avec du pollen sur les pattes.
Les principales sources sont les noisetiers, les amandiers, les buis, les saules marsault, les ficaires, les hellébores et les prunelliers.
Avec le temps actuel, quelques arbres fruitiers commencent leur floraison.
Dans la ruche, la colonie se développe rapidement.
Vers mi-mars, ils est normal de trouver 3 cadres couverts de couvain.
Elles effectuent également leur vol de propreté.

Au rucher...
- nourrir au sirop pour stimuler la colonie
- installer des abreuvoirs
- changer le fond de ruche
- examiner les déchets sur le fond de ruche
- effectuer la visite de printemps
- compter les abeilles
- caler le nid à couvain
- observer la colonie et le couvain
- équilibrer les colonies



Le travail de l'apiculteur en

Janvier

Dans de nombreuses régions de montagne et parfois sur l'ensemble du territoire, la neige fait son apparition (ou perdure) en quantité plus ou moins abondante.
Dans le midi, la floraison des premiers amandiers signale le retour imminent des beaux jours.

La colonie continue à se protéger du froid. La neige apporte beaucoup d'humidité et les abeilles qui effectuent leur vol de propreté, profitant d'un bref rayon de soleil, meurent dans la neige, frigorifiées, si elles s'y posent.

Faire des visites d’observations aux ruchers, surtout après des intempéries.

S'il y a de la neige, ne la retirez pas. Une fois encore, ne dérangez surtout pas vos ruches. Elles savent traverser ces périodes sans encombre. Seule une claustration prolongée pourrait favoriser un accès de nosémose.

Si le soleil fait son apparition et commence à faire fondre la neige, temporairement, vous pouvez disposer une tuile ou une planche en biais sur la planche d'envol et conter la façade, afin d'obscurcir l'intérieur de la ruche et ainsi de dissuader les abeilles de sortir. En effet, elles périraient dans la neige.

Surveiller particulièrement les ruches qui sont justes en réserve de nourriture, et dans l’éventualité où il y a danger de disette effectuer des nourrissements au Candi.

Continuer à détecter les nids de frelon asiatique et les détruire s’ils ne sont plus habités.

Profitez de ces périodes reposantes pour monter des cadres et préparer dès à présent la prochaine saison.

Vous pouvez chercher de nouveaux emplacements et les aménager.



Le travail de l'apiculteur en

Décembre

Gelées, pluies, bourrasques...Les fleurs, comme les instants propices au butinage, se révèlent exceptionnels.

La colonie dépense la plus grande partie de son énergie à réguler la température à l'intérieur de la ruche.

La ponte est inexistante. La population reste stable car très peu d'abeilles disparaissent. L'activité de la colonie est au ralenti. La consommation de miel est réduite...

Ne dérangez sous aucun prétexte vos abeilles : vous dissocieriez la grappe et la colonie éprouverait des difficultés à retrouver sa température idéale. Même si vous n'apercevez pas d'activité à la planche d'envol, ne vous inquiétez pas, c'est normal.

Vérifiez surtout que les ruches ne sont pas attaquées par les martres et les blaireaux. Si c'est le cas, recouvrez les boiseries endommagées avec des morceaux de tôle préalablement perforés, que vous fixerez délicatement avec des vis.

Profitez de l'inactivité des abeilles pour entretenir les abords du rucher : débroussaillez, élaguez les branches qui font trop d'ombre, plantez des arbres ou arbustes mellifères, améliorez les accès.

A la miellerie, fondez les cires d'opercules et vérifiez le matériel.



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