Le travail de l'apiculteur en

Octobre

Au mois d’octobre, les températures se rafraîchissent. La végétation bénéficie des derniers beaux jours, de plus en plus courts. Les abeilles butinent les fleurs de lierre, de ravenelle, de trèfle, de sarriette… qui marquent la fin de la saison. Les premières gelées ne tarderont pas à se faire sentir. L’automne est la période de préparation active de la mise en hivernage, tant de la part de l’abeille que de l’apiculteur, soucieux du bien-être de ses colonies. Il est important de s’assurer que les ruches disposent de suffisamment de réserves pour passer l’hiver. Certaines colonies plus faibles sont rassemblées pour éviter de les perdre. La ponte se réduit, le couvain va se restreindre et devient plus compact. Les abeilles qui vont naître seront celles qui auront pour charge de passer l’hiver.

Au rucher...
- Rassembler des colonies faibles. (L’apiculture est un exercice de modulation constante du volume des ruches pour l’adapter à celui de la colonie. L’important est que les abeilles soient toujours dans un espace resserré et au chaud. Sortir les cadres vides ou trop peu remplis de miel, placer des partitions isolantes de chaque côté des derniers cadres de miel. Ces partitions isolantes seront de préférence recouvertes d’un isolant aluminé pour réfléchir les rayons infra rouges produits par la grappe, cela accélère en janvier la reprise et donc la surface de ponte de la reine).
- Préparer l’hivernage : réduire les entrées (à 10 mm), poser une pierre sur le toit pour éviter qu'une bourrasque l'emporte, vérifier la solidité de l'ensemble de chaque ruche.
- La (dernière) visite d’automne par beau temps : retirer les lanières anti-varroa, (La survie des colonies en mars prochain est, tout autant liée à la qualité et à l’efficacité du traitement contre varroa, qu’à la qualité du nourrissement).
- Noter les réserves de chaque ruche, examiner la ponte. Si celle-ci est suffisante, prévoyez un nourrissement stimulateur.
- Remplacer le couvre-cadres par un nourrisseur couvre-cadres, permettant d’intervenir rapidement en cas de nourrissement.
- Peser les ruches et noter les poids. (Pour bien hiverner, chaque colonie doit disposer d’une vingtaine de kilos de provision. Le développement du couvain au printemps sera proportionnel au poids de miel présent. Il faudra donc atteindre ce niveau de réserve dans les quinzaines à venir, d’où nécessité ou utilité de peser la ruche).
- Consigner toutes vos interventions et observations dans votre registre d’élevage.



Le travail de l'apiculteur en

Septembre

Après les fortes chaleurs de l’été, le début du mois de septembre marque une période de transition. La chaleur semble perdurer, la pluie se fait attendre et certaines régions ont été fortement impactées par la sécheresse. Dès maintenant, la récolte se termine ; il a pu y avoir quelques miellées tardives comme le sapin ou la bruyère. Le miel de l’année est en train d’être mis en pot, c’est la fin d’une saison mais aussi le début de la suivante.
L’objectif va être maintenant de passer l’hiver pour bien démarrer au printemps prochain.
Le nectar et les pollens de septembre servent à fabriquer les abeilles d’hiver.
Les abeilles butinent les asters, le lierre, les arbousiers, les luzernes, le sapin (miellat recherché mais toxique pour les abeilles).
Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyères lorsque le temps est favorable à la montée du nectar dans ces fleurs.
Dans la ruche, le déclin démographique continue en raison des jours plus courts et des ressources moindres. Même si les abeilles de nos régions vivent plus longtemps l’hiver, il ne faut pas oublier de nourrir les colonies massivement afin qu’elles constituent leurs réserves.

Au rucher...
- Faire la visite générale d'automne, réduire le nombre de cadres en retirant les vide ou insuffisamment plein. Une partition limitera l’espace de vie des abeilles.
- Poursuivre le traitement anti-varroa, la population est forte en fin de saison apicole.
- Nourrir au sirop de nourrissement pour faire des réserves et préparer les abeilles d'hiver
(Jusqu’au milieu du mois on peut, par nourrisseur complet et en continu, donner du sirop concentré (2 kg de sucre, 1l d’eau) pour peaufiner les réserves d’hiver. Après le 15 septembre donner seulement un peu de sirop léger (50/50 au plus), afin de relancer la ponte de la reine et peupler la colonie de beaucoup de jeunes abeilles. Mais fin du mois, il est impératif d’arrêter tout nourrissement, pour laisser sans activité les abeilles nouvellement nées, de manière à ce que leur suralimentation en pollen les enrichissent en corps gras. Cela permettra d’assurer de bonnes capacités nourricières au redémarrage de la ponte de la reine (janvier/février).
- Réunir les ruches faibles et resserrer les colonies
- Rétrécir les entrées pour éviter le pillage
- Noter les détails des traitements et nourrissement dans le registre d'élevage.



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Août

Le mois d’Août est un mois parfois creux sur le plan des ressources pour l’abeille. Fini les floraisons abondantes, le potentiel mellifère se réduit.

La canicule de juillet a stoppé un grand nombre de miellées, les fortes chaleurs et le manque d’humidité ont limité la présence de nectar et ont accéléré la fin de la floraison. Il faudra attendre la mi-Août pour voir le retour des pluies et Septembre pour les regains et la floraison des lierres.
Quelques plantes font de la résistance comme les bruyères, l’ampélopsis, la menthe.

Dans la ruche, la population a commencé à décroître et la récolte l’a privé d’une part importante de ses réserves. Moins de ressources, c’est un changement d’organisation dans la ruche. Les mâles vont être expulsés.

Au rucher :
Ayant récolté au plus tard à la mi-Août, l’apiculteur doit maintenant préparer la ruche à l’hivernage.
Deux mesures sont à prendre dans ce sens :
• Renforcer les réserves : l’apiculteur procède au nourrissement en utilisant un sirop à forte concentration en sucre. Les abeilles stockent le sirop et reconstituent les réserves dont elles auront besoin pour passer l’hiver.
• Traiter contre le varroa : l’apiculteur procède au traitement anti-varroa pour réduire le taux de varroa dans la ruche à un niveau tel qu’il devient supportable sachant qu’il ne sera pas possible de l’éradiquer totalement.

Une fois la récolte effectuée, l’apiculteur commencera à nettoyer ses hausses vides, les accessoires et outils (pour éviter la contamination).



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Juillet

En juillet
Après un printemps froid et pluvieux, l’été commence avec de très fortes chaleurs et de belles journées, cela peut mener à des pics de chaleur et à une certaine sécheresse jusqu'à mi-août.
- Les colonies sortent butiner les plantes de saison comme la lavande, mais également pour aller chercher de l’eau afin de rafraîchir leur habitat. Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles.
- Passé le solstice de la Saint-Jean, les journées vont commencer à diminuer et la ruche va suivre le mouvement des heures.
- En ce début du mois de Juillet, la récolte de lavande est au rendez-vous. On peut espérer de belles miellées sur le toutes fleurs et la bourdaine, le châtaignier et le tilleuls. Notons aussi la phacélie, le faux indigo, le mélilot, les roses trémières, la bardane, la brunelle commune (...).
- Après une récolte de colza et d’acacia plus difficile au printemps, les butineuses multiplient les allers-retours à la ruche, collectant nectar, pollen et miellat.
- La disette peut aussi faire son apparition, entraînant les colonies à chasser les bourdons hors des ruches ou du pillage. Les réserves de miel sont entamées.
- Les abeilles régulent la température de leur ruche.

Au rucher :
- On récolte, on extrait, on fait lécher les hausses.
- On prépare les réserves de miel pour l'hiver.



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Juin

Ce mois de juin représente la fin du Printemps et le début de l’été.

Quelles sont les activités au rucher ?
- Effectuer les transhumances, pour obtenir des miels spécifiques
- Effectuer une récolte partielle, pour le miel de Printemps par exemple. Il est important de surveiller le remplissage des hausses toutes les semaines, éventuellement en soupesant la ruche, pour éviter d'ouvrir les ruches de manière intempestive. Si besoin, n’hésitez pas à rajouter une deuxième hausse.
- Dans sa miellerie, bien faire le tri des divers miels, les stocker dans de bonnes conditions d’hygiène et de conservation.

- Au rucher, nettoyer toute trace de miel pour éviter le risque de pillage.
Près des ruches, les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient gêner le vol des butineuses chargées.
- Continuer à amplifier l'élevage des reines : Juin est le mois le plus favorable. Constituer des nucléï de conservation pour avoir de jeunes reines de remplacement à la prochaine saison.
- Produire un peu de pollen
- Stimuler l’activité des essaims capturés récemment en leur nourrissant au sirop. Certains apiculteurs éliminent la reine (qui est la vieille reine) une quinzaine de jours après la capture de l'essaim. Les abeilles entreprendront ainsi un élevage royal.

Rappel aux débutants :
Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et en milieu d’après-midi.



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Mai

Dans la ruche...
En ce mois de mai, attention aux éventuels risques de froid, à la période des "Saints de Glace" (11-12-13 mai) qui peuvent survenir bien avant la douceur de mai.
Une vague de froid a frappé la France ce week-end. Et cette masse d'air va continuer de nous générer des températures en-dessous des normales saisonnières.

Côté butinage, nos colonies se délecteront des aubépines, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres.

Dans la ruche, les premières miellées de mai donnent les premières récoltes. Attention surtout à l'essaimage, qui nécessite une surveillance accrue.

Au rucher...
- Prévenir, prévoir et gérer l'essaimage
- Ajouter des cires
- Poser la seconde hausse
- Récolter la propolis
- Diviser les ruches dites "divisibles"
- S'assurer des traitements entrepris par les agriculteurs du coin, afin de déplacer ses ruches si nécessaire



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Avril

Le début de printemps est un moment charnière dans l’année apicole.

Les abeilles d’hiver auront été progressivement remplacées par celles qui assureront le formidable développement de la colonie puis la récolte et le stock d’hivernage.

La visite de printemps s'effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement. Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie. Toute colonie dont l'activité sera faible nécessitera une nouvelle visite pour en rechercher la cause. Si elle est malade, l'isoler aussitôt et la traiter. Si l'essaim est faible, le sacrifier et désinfecter la ruche puis repeupler aussitôt. Les colonies destinées à l'élevage de reines doivent être surveillées de près et nourries abondamment.

Vous effectuerez une seconde visite au cours du mois pour remplacer au moins deux cadres sur dix (si possible trois) et agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieur vers le centre et les plus récents au centre. Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.

Cette visite doit être effectuée suffisamment tard pour que les températures soient déjà clémentes la nuit et suffisamment tôt pour que les ruches ne soient pas trop développées. Une intervention au rucher se fait par temps ensoleillé, une température supérieure à 15°C, pas de vent et de 14H00 à 16H00 l’après-midi.

Avril est aussi le début de l’essaimage. Chaque jour de chaleur, entre midi et 14 h, surveillez l’animation devant vos ruches. Les essaims sortent toujours en milieu de journée. S’il y a plusieurs jours de pluie et de froid, il est fréquent de voir les essaims sortir le premier jour ensoleillé qui suit.
Eventuellement, placez dans votre rucher une ruche ou ruchette piège. Pour cela, choisissez une vieille ruche ou une ruche neuve passée au chalumeau. Vous pouvez y ajouter de la pommade attire-essaim. Mettez dans la ruche quelques vieux cadres de cire noire sur les côtés et quelques cadres neufs au milieu. Orientez la ruche vers l’est.

C'est également le moment de nourrir les ruches pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.

Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses.

Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli.

Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse. Dans certaines régions, on commence à mettre les hausses aux derniers jours du mois d'avril.
Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse.
Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage. Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.



Le travail de l'apiculteur en

Mars

Dans la ruche...
Attention aux quelques gelées qui peuvent arriver en mars.
La pluie est également souvent au rendez-vous.
Les abeilles rentrent désormais avec du pollen sur les pattes.
Les principales sources sont les noisetiers, les amandiers, les buis, les saules marsault, les ficaires, les hellébores et les prunelliers.
Avec le temps actuel, quelques arbres fruitiers commencent leur floraison.
Dans la ruche, la colonie se développe rapidement.
Vers mi-mars, ils est normal de trouver 3 cadres couverts de couvain.
Elles effectuent également leur vol de propreté.

Au rucher...
- nourrir au sirop pour stimuler la colonie
- installer des abreuvoirs
- changer le fond de ruche
- examiner les déchets sur le fond de ruche
- effectuer la visite de printemps
- compter les abeilles
- caler le nid à couvain
- observer la colonie et le couvain
- équilibrer les colonies



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