Le travail de l'apiculteur en

Novembre

Dans la ruche
Avec des jours de plus en plus courts, la nature amorce son lent repos. Le froid s’installe.
Partout, les colonies se resserrent en grappe. Lors de belles journées ensoleillées, quelques abeilles réalisent leur vol de propreté.
L’hivernage commence et les abeilles doivent subir les invasions des rongeurs et lézards qui cherchent refuge. Pensez à mettre les réducteurs d’entrée
Sous les 10°, les abeilles, ont tendance à l’engourdissement, elles se mettent en grappe, pour se réchauffer, garder la reine à l’abri. Il n’est pas recommandé d’ouvrir sans rime ni raison, à fortiori, à cette époque pré-hivernale où le refroidissement de la colonie a des effets néfastes voire fatals. La reine a déjà considérablement réduit sa ponte. Les faux bourdons ont été chassés.
La colonie commence à vivre sur ses réserves, même si cette année octobre a été généralement doux et a vu l’abeille bien circuler, chargée, pour le moins, de pollen à défaut de nectar. Les floraisons sont quand même rares. Ne se manifeste bien que la fausse roquette, le lierre est épuisé.
Les réserves alimentent et servent de combustible à la colonie ; il est indispensable qu’elles soient bien pourvues.
Pour rappel, l’hiver nécessite une vingtaine de kilos de réserves. La surveillance alimentaire sera de mise. La pesée des ruches servira d’indicateur pour le nourrissement.
Pour l’apiculteur, les visites sont rapides, il ne doit pas déranger les colonies. Le temps est à l’entretien du matériel et à la préparation de la saison prochaine.

Au rucher

Le mois de novembre est propice à la remise en état du rucher : débroussailler, niveler, traiter les mauvaises herbes, réparation du matériel apicole, la désinfection des corps de ruche, l’entretien des hausses et des vêtements.
Quelques rappels :
• C’est le moment des réparations de matériel, des désinfections.
La propolis, la cire doivent bouillir et brûler. Le bois devra brunir. Toutes les parties ramollies devront être raclées, enlevées. Ce travail prophylactique est fondamental pour bien se tenir à l’écart de la loque et autres maladies dont l’apiculteur est le vecteur.
• Les lèves cadres seront systématiquement traités à la flamme. Bien que souvent omise, leur désinfection régulière est une précaution utile.
• Les gants seront en caoutchouc permettant de les rincer à l’alcool et ou de les tremper dans un seau d’eau javellisée.
• Les vêtements seront lavés en machine et désinfectés par trempage durant 1/2 heure dans une eau fortement javellisée, 1 litre pour 5 litres. Le voile sera lavé à la main.
Bien se rappeler que les maladies ont d’abord pour origine les pratiques de l’apiculteur.



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Octobre

Dans la ruche
En octobre le temps se rafraîchit (10 à 15° en moyenne) et devient pluvieux, c’est la période de préparation active de la mise en hivernage, tant de la part de l’abeille que de l’apiculteur, soucieux du bien-être de ses colonies.
Les abeilles se préparent à affronter l’hiver. Les butineuses ne récoltent plus grand-chose, les jeunes abeilles qui viennent de naitre n’ont plus beaucoup d’activité, elles passeront l’hiver dans la ruche.
La végétation bénéficie des derniers beaux jours, de plus en plus courts. Les abeilles butinent les fleurs de lierre, de ravenelle, de trèfle, de sarriette… qui marquent la fin de la saison.
Pour bien aborder les longs mois d’hiver, la colonie doit disposer de réserves suffisantes (entre 15 et 18 kg de miel dans le corps de ruche).

Au rucher
L’apiculteur réalise différents travaux au rucher et prépare l’hivernage.
Peser les ruches et noter les poids,
Il est important de vérifier la situation des réserves, tant en pollen qu’en miel. Si celles-ci sont insuffisante, prévoyez un nourrissement stimulateur.
Pour éviter d’éventuels intrus dans la ruche, les entrées seront réduites.
Au cours des prochaines semaines, Il faudra s’assurer que la ruche est bien protégée du froid et de l’humidité.

Resserrer les colonies et rassembler les plus faibles
L’apiculture est un exercice de modulation constante du volume des ruches pour l’adapter à celui de la colonie. L’important est que les abeilles soient toujours dans un espace resserré et au chaud. Il est important que les cadres soient le plus plein possible avec une surface de miel abondante, permettant à la grappe de rester au même endroit de la ruche si l’hiver est rude. Lors d’un coup de chaleur, si le miel vient à manquer d’un côté de la ruche, la grappe migre de l’autre côté de la ruche où se trouve encore du miel. Cela nous amène au constat que plus une colonie est prolifique, plus la grappe sera en capacité de s’étendre pour trouver le miel. Parfois, des colonies meurent de faim alors qu’à l’autre bout de la ruche se trouvaient des cadres avec du miel.
Sortir les cadres vides ou trop peu remplis de miel, placer des partitions isolantes de chaque côté des derniers cadres de miel. Ces partitions isolantes seront de préférence recouvertes d’un isolant aluminé pour réfléchir les rayons infra rouges produits par la grappe, cela accélère en janvier la reprise et donc la surface de ponte de la reine.

Retenez également qu’il vaut mieux une ruchée forte que deux ruchées faibles qui seront exposées à disparition. La visite fera repérer ces éventuelles ruchées faibles. De plus, une colonie plus importante consomme moins de miel que deux petites colonies.

Traitement anti varroa
Le traitement à dû commencer au mois de septembre. Pour ceux qui utilisent des lanières, les retirer et les gratter (les griffer d’un coup de cutter) pour relancer le dégagement des produit chimiques, les replacer dans le couvain et prévoir de les enlever début ou courant novembre. (A laisser 10 semaines en tout)
La survie des colonies en mars est, tout autant liée à la qualité et à l’efficacité du traitement contre varroa, qu’à la qualité du nourrissement.
Il faut effectuer le compte des varroas détruits et surtout traiter tout le rucher en même temps pour que les ruches ne se contaminent pas entre elles.

Consigner toutes vos interventions et observations dans votre registre d’élevage.



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Septembre

Le mois de septembre annonce déjà l’automne. Souvent chaud, avec des alternances de pluie, il voit le volume de fleurs diminuer.
Le nectar et les pollens de septembre servent à fabriquer les abeilles d’hiver. Les abeilles butinent les asters, le lierre, les arbousiers, les luzernes, le sapin (miellat recherché mais toxique pour les abeilles). Les abeilles trouvent encore à butiner sur les bruyères lorsque le temps est favorable à la montée du nectar dans ces fleurs.
Dans la ruche, le déclin démographique continue en raison des jours plus courts et des ressources moindres. La colonie commence à s’organiser, en particulier à trouver les mâles pas trop désirables. Ne craignez pas de voir quelques nymphes blanches, de ces derniers, extirpées des alvéoles par les abeilles, le phénomène est naturel. La ponte se réduit, le couvain va se restreindre ; les abeilles qui vont naître seront celles qui auront pour charge de passer l’hiver. Les mâles devenus bouches inutiles vont être remerciés et éjectés de la ruchée.
Même si les abeilles de nos régions vivent plus longtemps l’hiver, il ne faut pas oublier de nourrir les colonies massivement afin qu’elles constituent leurs réserves.

Au rucher
- Faire la visite générale d'automne.
C’est un inventaire, un état des lieux qui vise à constater, éventuellement cadre par cadre, l’état sanitaire de la colonie, ce que le couvain peut renseigner ; la situation des réserves, tant en pollen qu’en miel.
- Traiter contre le varroa
Le varroa, ennemi numéro 1 des abeilles, prolifère en masse dans les ruches. Maîtriser sa propagation est devenu indispensable pour la survie des colonies d’abeilles. Le traitement contre le varroa est à faire le plus vite possible et durant les 3 prochains mois. La population de varroa est forte en fin de saison apicole. Traiter après le 15 septembre c’est faire prendre un risque de mortalité́ hivernale aux colonies.
- Contrôler les réserves
Il est important que les cadres soient le plus plein possible avec une surface de miel abondante L’idéal étant que fin août les corps soient garnis de rayons bien pleins de miel sur toute leur hauteur.
Si besoin, Jusqu’au milieu du mois on peut, par nourrisseur complet et en continu, donner du sirop concentré (2 kg de sucre, 1l d’eau) pour peaufiner les réserves d’hiver. Après le 15 septembre donner seulement un peu de sirop léger (50/50 au plus), afin de relancer la ponte de la reine et peupler la colonie de beaucoup de jeunes abeilles. Mais à la fin du mois, il est impératif d’arrêter tout nourrissement, pour laisser sans activité les abeilles nouvellement nées, de manière à ce que leur suralimentation en pollen les enrichisse en corps gras. Cela permettra d’assurer de bonnes capacités nourricières au redémarrage de la ponte de la reine (janvier/février).
- Réunir les ruches faibles et resserrer les colonies
L’apiculteur visite et réduit le nombre de cadres en retirant les cadres vides ou insuffisamment pleins. Une partition limitera l’espace de vie des abeilles, pour augmenter la chaleur.
- Rétrécir les entrées pour éviter le pillage
- Noter les détails des traitements et nourrissement dans le registre d'élevage



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Août

Le mois d’août est un mois creux sur le plan des ressources pour l’abeille. Les floraisons abondantes sont terminées dans la plupart des régions.
Une situation contrastée s’est installée en cette fin juillet avec des épisodes pluvieux sur une partie de la France et la canicule sur une autre. Les fleurs devraient réapparaitre dans les champs et les jardins sur une partie du territoire. Pour l’apiculteur c’est presque la basse saison.

Dans la ruche en août, la population a commencé à décroître et la récolte a privé la ruche d’une part importante de ses réserves. Moins de ressources, c’est un changement d’organisation dans la ruche. Les mâles vont être expulsés.
Pour les apiculteurs ayant procédé à un nourrissement massif en juillet, les réserves ont commencé à croitre de nouveau ainsi que la surface de couvain. Pour un bon hivernage, il est important que des abeilles jeunes soient en nombre important d’ici la fin de l’été.

Ayant récolté au plus tard à la mi-Août, l’apiculteur doit maintenant préparer la ruche à l’hivernage. Deux mesures sont à prendre dans ce sens :
    • Traiter contre le varroa : l’apiculteur procède au traitement anti-varroa pour réduire le taux de varroa dans la ruche à un niveau tel qu’il devient supportable sachant qu’il ne serait pas possible de l’éradiquer totalement.
    • Renforcer les réserves : pour renforcer les réserves, l’apiculteur procède au nourrissement en utilisant un sirop à forte concentration en sucre. Les abeilles transforment le sirop en miel puis opercule et reconstituent les réserves dont elles auront besoin pour passer l’hiver.

Une fois la récolte effectuée, l’apiculteur commencera à nettoyer ses hausses vides, les accessoires et outils (pour éviter la contamination si la colonie est malade).

Les floraisons d’août
L’été est maintenant bien installé et les ressources en nectar et en pollen s’amenuisent. Toutefois de nouvelles floraisons apparaissent selon les régions.
Du côté des arbres, 3 belles essences se démarquent au mois d’août le Sophora du Japon (Sophora japonica), un des arbres les plus mellifères, l’albizzia (Albizia julibrissin) et le célèbre arbre à miel (Tetradum danielli).
L’arbre à poivre également appelé Gatillier (Vitex agnus-castus), est une plante buissonnante à la très belle floraison bleue.
Dans les jardins on citera également la présence remarquée de Ficoïde (Delosperma cooperi) ou de Lippia (Lippia nodiflorum), petite plante traçante formant de beaux tapis verdoyant et qui fleurit de juillet à septembre. Les bruyères et la menthe.

Bon à savoir :
Conserver ses cadres : La récolte est terminée. Les cadres de hausse ont été léchés par les colonies, plus une trace de miel n’est constatée. Il est alors impératif de bien les entreposer pour conserver le précieux travail des cirières.
Après les avoir triés pour mettre de côté les cires trop foncées, les rayons remplis de pollen, les cadres en bon état doivent être entreposés dans des conditions optimales pour les protéger des rongeurs et de la fausse teigne.
Pour ce faire l’apiculteur dispose de différentes solutions :
Stockage des cadres dans un lieu ventilé : Après avoir retiré toutes traces de cire et de propolis, sur les cadres et les hausses, empilez vos hausses dans un lieu ouvert à l’abri de la pluie. Veillez à installer en haut et en bas de la pile une tôle perforée ou à défaut une grille à reine afin de garder un puit de lumière et d’éviter l’intrusion des rongeurs. Surveillez régulièrement vos piles.
Vous stockez vos cadres dans un lieu fermé : L’utilisation des mèches de souffre est alors indispensable pour éviter le développement de la fausse teigne. Ce traitement ne tue pas les oeufs, il faut donc le renouveler 14 jours plus tard.



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Juillet

Après un printemps précoce, les floraisons se feront plus rares au mois de juillet. Le remplissage des hausses va en souffrir. La ruche va commencer à gérer la décroissance des ressources.
Les dernières récoltes approchent. En bien des endroits, il n’y en aura plus guère au-delà de juillet sauf les miellats (pucerons sur les sapins et les chênes, cicadelles sur les arbrisseaux, ronces qui donneront du Metcalfa).

Dans la ruche
Changement de programme dans la ruche. Les abeilles vivent au rythme des floraisons, passé le solstice de la Saint-Jean, les jours vont commencer à diminuer et la ruche va suivre le mouvement des jours. Pour les butineuses, l’arrière-saison sera l’occasion de peaufiner les récoltes pour l’hiver en pollens et en nectars. Et pourtant tout n’est pas fini pour l’apiculteur.
En ce début de mois, les journées longues et chaudes voient les allers-retours incessants des butineuses.
De 6 heures du matin à 9 heures du soir, cela fait 15 heures d’activités. De quoi remplir les hausses si les floraisons sont là.
Les lavandes sont encore en fleur. De nouvelles fleurs comme la bourrache et la phacélie sont très appréciées des abeilles. La luzerne et le tournesol sont aussi en fleur selon le calendrier des agriculteurs.
Le miel de tournesol est la première production de miel en France.
Pensez à mettre un point d’eau à vos abeilles.

Au Rucher
Si ce n’est déjà fait, le mois de juillet sera celui de la récolte. Pour en décider, il faut vérifier d’abord que les cadres de hausse sont remplis et operculés. Le miel non operculé ne dispose pas du faible degré d’humidité nécessaire à sa conservation une fois extrait.
Ensuite l’apiculteur prépare sa récolte en plaçant un chasse-abeilles entre la ruche et la hausse la veille de la récolte. Ainsi le jour de la récolte, il restera peu d’abeilles dans la hausse. Celles-ci seront chassées et la hausse retirée puis couverte afin d’éviter que les abeilles n’y reviennent. S’il dispose de peu de ruches, il pourra sortir les cadres un par un en laissant la hausse en place, les brosser de leurs abeilles puis enfermer les cadres dans une caisse de récolte. Après l’extraction, il pourra remettre les cadres dans leur hausse afin que les abeilles les lèchent et récupèrent le miel restant.
L’extraction se fait dans une pièce fermée, à l’abri des abeilles. L’apiculteur récolte le miel et la cire.

Après cette dernière récolte, il est bon de noter l’état des colonies. Trois critères peuvent suffire :
    - L’état sanitaire se vérifie par la qualité du couvain, régulier, serré, non mycosé, abondant. Signes d’une bonne reine et d’une colonie en bon état démographique entre les diverses catégories d’abeilles, nourrices et butineuses.
    - Ensuite par le nombre des abeilles et un comportement « normal ».
    - L’importance des récoltes faites et le corollaire des réserves disponibles dans les corps.
Une bonne odeur ne gâte rien, une odeur inconnue ou désagréable doit attirer immédiatement l’attention. Un couvain dont de nombreuses cellules ne sont pas operculées, laissant une larve visible finissant par mourir (risque de loque européenne ?), doit attirer l’attention sur l’infestation par le varroa. De même des abeilles aux ailes atrophiées sont le signe de maladies induites par le varroa.

Pour les essaims artificiels, le point de repère est qu’ils soient sur 4 cadres en juillet pour atteindre 5 cadres fin septembre. Ce point est à retenir absolument.



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Juin

Ce mois de juin représente la fin du Printemps et le début de l’été.
Le printemps a été précoce, de belles floraisons sur des sols frais et humides, les apiculteurs de l’hexagone s’accordent à dire, cette année, que les miellés de printemps étaient au rendez-vous et en avance.
La conséquence inévitable sera une faible abondance de floraison en juin. Selon l’environnement, la ruche pourra manquer de nourriture en cours de mois. Le nectar se fait plus rare, le pollen rentre moins et les colonies peuvent avoir faim.

Surveiller les réserves

Le calendrier de vie des abeilles est crucial dans le développement de vos colonies. Il faut bien avoir à l’esprit que les abeilles présentes au trou de vol en juin sont issues des oeufs pondus en avril. Pour avoir des colonies fortes en fin d’été, c’est donc au mois de juin que tout se joue ! Un manque de nourriture en cette saison peut donc avoir d’importantes répercussions sur l’hivernage. Surveillez donc les miellées et les réserves.
Nettoyer toute trace de miel pour éviter le risque de pillage. Près des ruches, les entrées seront dégagées des hautes herbes qui pourraient gêner le vol des butineuses chargées.

Dans la ruche en juin, c’est effervescence. La population d’abeilles est à son maximum.

Jusqu’au 21 juin, la reine pond abondamment dans la ruche. A partir du solstice, le manque de pollen et de nectar entraine une diminution de la ponte et 21 jours plus tard, le 14 juillet, les naissances sont plus abondantes que les oeufs pondus.
Jusqu’à la mi-juillet, les abeilles continuent de bâtir. En effet, la construction est le fait des cirières ; c’est à dire des abeilles qui ont atteint environ 12 jours d’âge. Cette production dure moins d’une semaine. Cette très courte fonction cirière chez l’abeille donne lieu à la construction des rayons dans la mesure où le nombre de cirières est important et que nectar et pollen rentrent en abondance.
Le solstice marque donc un vrai changement de saison pour les abeilles.

L’apiculteur pourra profiter de l’activité des cirières pour faire construire des cadres. Pour le renouvellement immédiat des anciens cadres, des trop noircis, ou la constitution d’un stock qui aura toujours utilité ultérieurement. Il en profitera alors pour jeter un oeil au couvain – reste-t-il abondant ? – et à la santé de la ruche – y a-t-il des signes de maladies, en particulier de varroa ?
En cas de faiblesse du couvain, il pourra nourrir afin de stimuler la ponte de la reine (cela peut être le cas d’un essaim récupéré il y a peu).

Pour certains apiculteurs, juin est un mois de transhumance. Après l’acacia, le tilleul puis la lavande sont deux gros fournisseurs de miel de qualité. L’apiculteur pourra profiter de ces floraisons en déplaçant ses ruches et en veillant à mettre des hausses nouvelles afin de recueillir un miel mono-floral. Les colonies seront introduites seulement lorsque 10 à 20% des fleurs sont ouvertes afin que les abeilles soient immédiatement attirées dans les cultures à polliniser et ne soient pas tentées de se tourner vers une source plus attractive.

Les plantes mellifères au mois de juin ?
Le tilleul
Le tilleul procure un miel délicat. Sa floraison prend le relais de celle de l’acacia. C’est un arbre plus majestueux que ce dernier. Il rivalise avec le chêne en la matière, ce qui n’avait pas échappé aux anciens. Le tilleul est abondamment consommé en tisane pour ses vertus sédatives. Au mois de juillet, les abeilles ne se contentent pas de visiter le fond des corolles, elles récoltent également le miellat, produit par les pucerons se développant sur le feuillage dont ils ponctionnent la sève. Le miel de Tilleul peut entrer dans la composition poly-florale du miel de forêt ou faire l’objet d’un miel mono-floral. Dans ce cas, il est ambré-clair et prend, à l’état solide (cristallisation courte à longue), une teinte jaune plus ou moins sombre dont la granulation est moyenne.
La lavande
La lavande est le symbole de la Provence. Ces champs inspirent les peintres et les abeilles ! Elle a un petit cousin : le lavandin. Toutes deux de la famille des labiées, la lavande et le lavandin, que l’on confond très souvent, sont néanmoins d’espèces différentes. La lavande vraie est une espèce originelle, alors que le lavandin est un hybride qui résulte du croisement de la lavande vraie et de l’Aspic. La lavande (ou le lavandin) a pour l’apiculteur, outre la qualité du miel qu’elle fournit, une deuxième vertu : une fois séchées, ses tiges constituent un excellent combustible pour les enfumoirs. Il est toutefois à noter que la lavande ou lavandin n’apporte pas de pollen aux abeilles.
Le châtaignier
Le châtaignier présent essentiellement sur les sols acides et un arbre élancé qui procure nectar et pollen à nos chères butineuses. Il procure un miel aux saveurs boisées avec une légère amertume. Riche en oligo-éléments (potassium, magnésium, manganèse et barym). Ce miel possède des vertus cicatrisantes.



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Mai

Au mois de Mai, dès le lever du jour, les abeilles envahissent les champs, les butineuses s’activent de fleurs en fleurs pour récolter le pollen et le nectar qu’elles stockent en abondance. À cette période, le colza et les floraisons de fruitiers se terminent, c’est au tour de l’aubépine, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres.
Les températures font le yoyo en ce moment, à de belles journées chaudes, se succèdent des jours de pluie avec une baisse significative des températures. Attention aux éventuels risques de froid, à la période des "Saints de Glace" (11-12-13 mai) qui peuvent survenir bien avant la douceur de mai.
La population s’accroît désormais rapidement. La nourriture est en abondance, la reine pond abondamment. Les cadres remplis de couvain sont en augmentation tout comme ceux de nectar.
A ce moment de l’année, l’équilibre de la ruche est à surveiller. L’accroissement important du nombre d’abeilles, corrélé à une diminution du tonus de la reine peut entrainer l’essaimage.

Au rucher
Attention à l'essaimage, qui nécessite une surveillance accrue. Différents facteurs peuvent conduire à l’essaimage : l’âge de la reine, les miellés, la météo, la lignée d’abeilles…
L’un des signes prémonitoires de l’essaimage est l’inversion de la surface de couvain ouvert par rapport à celle de couvain fermé. Quand il y a plus d’abeilles jeunes dans la ruche que d’abeilles en butinage à l’extérieur, la ruche peut se désorganiser conduisant à l’essaimage.
L’apiculteur ne prévient pas l’essaimage, il le précède en rajoutant des cires, une hausse ou en créant des essaims artificiels,

Des ruchettes pièges
peuvent être placées à quelques mètres du rucher et un peu en hauteur. Un bon coup de chalumeau pour réveiller les odeurs de colonie et quelques vieux cadres seront les compléments indispensables à l’inévitable attire essaim.

Poser les hausses
, avec les températures que nous avons eu au mois d’avril, les hausses ont normalement été posées. Les colonies sont au taquet et les floraisons pléthoriques. Ces hausses accueillent l’excédent de miel produit par une surabondance de butineuses. Les abeilles commencent toujours par stocker le nectar dans les cadres de corps. Lorsque les cadres de corps disposent de réserves abondantes pour permettre à la colonie d’abeilles de vivre, elles stockent les entrées supplémentaires dans les hausses de ruche.
Ce qui veut donc dire que la hausse se pose lorsque le corps est totalement occupé.

Il est recommandé de mettre une grille à reine entre le corps et la hausse afin d’éviter que la reine vienne y pondre. Toutefois, il faut veiller à ce que la reine ne manque jamais de place dans le corps pour pondre sous peine d’un arrêt de ponte ! Pour éviter cela, remplacez un cadre de corps rempli de miel par un nouveau cadre ciré. Vous libérez ainsi de la place. Ce cadre sera entreposé dans les règles de l’art pour être réinstallé dans le corps en période de carence.

Récolter la propolis
. La récolte de la propolis est une opération simple qui assurera à l’apiculteur confirmé même débutant, une petite quantité de ce précieux antioxydant et antimicrobien. Il pourra utiliser en décoction pour son usage personnel ou il l’incorporera dans le nourrissement des colonies.
Elle se pratique à l’aide d’une grille placée en haut des cadres. Les abeilles colmateront les trous qui la composent, il ne restera alors plus qu’à la mettre en congélateur pour détacher facilement les morceaux de cette gomme.



Le travail de l'apiculteur en

Avril

Alors qu’une grande partie de l’humanité est à l’arrêt, confinée pour cause de pandémie Covid-19, les apiculteurs s’affairent pour que la saison apicole se passe au mieux.

Nous vous rappelons que nous sommes autorisés à nous déplacer pour réaliser nos activités sur nos ruchers.
Vous pouvez retrouver l’instruction technique ainsi que l’attestation dérogatoire de déplacement sur le site FACM-GDSA17.

Comme en 2019, nous vivons cette année, un début de printemps capricieux, une douceur qui laisse la place à des jours bien plus frais. La neige a refait son apparition sur les massifs la semaine dernière. Le printemps teste les capacités de l’apiculteur à réagir et à s’adapter.
Les visites de printemps battent leur plein et l’apiculteur stimule les colonies par un nourrissement léger.

L’apiculteur réalise sa visite de printemps
Les floraisons et le réchauffement tirent l’abeille hors de la ruche. Les allers-retours s’accentuent. La reine s’est mise à pondre abondamment, le couvain se développe rapidement occupant les cadres centraux de la ruche. Bref tout le monde s’active !
La visite de printemps s'effectue lorsque la température est supérieure à 15°C. Cela est variable en fonction des températures et du niveau de fleurissement de l’environnement.
Au cours de la visite l'on recherche les points suivants : état sanitaire, provision, présence de la reine, quantité et qualité du couvain, force de la colonie.
Vous en profiterez pour remplacer au moins deux cadres sur dix et agrandir le nid à couvain en périphérie. Les cadres les plus vieux se trouvent sur les extérieurs de la ruche, les plus récents au centre. Pour ajouter un cadre avec de la cire gaufrée, enlevez un cadre du bord extérieur puis faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur. Ensuite, insérez un cadre ciré contre le couvain.
De l’observation vous tirerez les enseignements qui conviennent pour la gestion de chaque ruche au cours des mois à venir. Avril est un mois actif pour l’apiculteur.
Deux à trois semaines après vous effectuerez une nouvelle visite et vous placerez les cadres neufs au milieu de la ruche.
Une large palette d’opérations est possible au cours du mois : faire construire des cadres cirés, diviser une ruche en deux, récupérer des cadres de couvain et de réserve pour les nouveaux essaims, récupérer des essaims naturels, éventuellement mettre des hausses et faire une première récolte (colza).

Au rucher :
CONTRÔLER LA FIÈVRE D’ESSAIMAGE :
Lorsque les populations sont très fortes, jusqu’à 8 cadres de couvain, sur le colza par exemple (fin avril), le risque d’essaimage est majeur. Un coup de froid bloque la ponte de la reine et les conditions sont rapidement réunies.
Chaque jour de chaleur, entre midi et 14 h, surveillez l’animation devant vos ruches. Les essaims sortent toujours en milieu de journée. S’il y a plusieurs jours de pluie et de froid, il est fréquent de voir les essaims sortir le premier jour ensoleillé qui suit. Eventuellement, placez dans votre rucher une ruche ou ruchette piège. Pour cela, choisissez une vieille ruche ou une ruche neuve passée au chalumeau. Vous pouvez y ajouter de la pommade attire-essaim. Mettez dans la ruche quelques vieux cadres de cire noire sur les côtés et quelques cadres neufs au milieu. Orientez la ruche vers l’est.

STIMULER LES COLONIES
C'est également le moment de nourrir les ruches qui en ont besoins pour stimuler l'activité des colonies et la ponte de la reine. L'élevage de plus en plus intense va nécessiter d'abondantes provisions, et, si le mauvais temps retient les butineuses à la ruche, les nombreuses larves à nourrir auront vite fait d'épuiser les provisions restantes, mettant ainsi en péril la colonie.
Les entrées de ruche métalliques ou plastiques seront enlevées pour faciliter les allées et venues des butineuses. Les abeilles ont besoin d'eau, s'il n'y en a pas à proximité de votre rucher, veillez à ce qu’un abreuvoir soit toujours rempli. Comme souvent en apiculture, la météo joue un grand rôle dans le développement printanier. Si elle est favorable, visitez vos colonies chaque semaine pour déterminer le moment favorable à la pose de la hausse. Lorsque tous les cadres sont bâtis, il est temps de poser la hausse en plaçant une grille à reine entre le corps et la hausse. Si cela est fait trop tard, le manque de place peut déclencher un essaimage. Mais attention de ne pas le faire trop tôt : si le froid revient, l’agrandissement du volume à chauffer freinera la colonie dans son développement.



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