Le travail de l'apiculteur en

Mai

Avec ses fortes gelées, avril 2021 a été le plus froid depuis 20 ans pour ses températures moyennes et le plus froid depuis avril 1973 pour les températures minimales* !
Nos butineuses qui, profitaient des premières miellées sur le colza, les fleurs de printemps ou de la pollinisation sur les fruitiers se sont vues priver de précieuses ressources obligeant nombre d’apiculteurs à rester très vigilants.
Néanmoins, le colza était en fleur, peut-être un peu moins que d’habitude et en ce début du mois de Mai, il arrive en fin de fleuraison.
Beaucoup de colonies étaient au taquet, C’était le moment de poser les hausses. Nombre d’apiculteurs ont ou vont faire leur première récolte. Il y a eu aussi beaucoup d’essaimage.

Dans la ruche
Les abeilles profitent de journées plus douces. Les butineuses s’activent de fleurs en fleurs pour récolter le pollen et le nectar qu’elles stockent en abondance. Dès le lever du jour, les abeilles envahissent les champs. On croise les doigts pour que la miellée d’acacias soit au rendez-vous mais jusqu’aux Saint de Glaces (le 13 mai), le temps peut être capricieux.
La population s’accroît désormais rapidement. La nourriture est en abondance, la reine pond abondamment. Les cadres remplis de couvain sont en augmentation tout comme ceux de nectar. La pose de hausse est le moyen de libérer de la place !
A ce moment de l’année, l’équilibre de la ruche est à surveiller. L’accroissement important du nombre d’abeilles, corrélé à une diminution du tonus de la reine peut entrainer l’essaimage. Rappelons ici que même si une reine peut atteindre l’âge de 6 ans, sauf exception, dès la seconde année de sa pleine ponte, le nombre d’oeufs pondus par jour dépasse à peine la moitié de ce qu’elle pondait l’année précédente.

Au rucher
Précéder l’essaimage, différents facteurs peuvent conduire à l’essaimage : l’âge de la reine, les miellés, la météo, la lignée d’abeilles…
L’un des signes prémonitoires de l’essaimage est l’inversion de la surface de couvain ouvert par rapport à celle de couvain fermé. Quand il y a plus d’abeilles jeunes dans la ruche que d’abeilles en butinage à extérieur, la ruche peut se désorganiser conduisant à l’essaimage.
L’apiculteur ne prévient pas l’essaimage, il le précède en créant des essaims artificiels en ajoutant des cires et/ou une 2ième hausse
Des ruchettes pièges peuvent être placées à quelques mètres du rucher et un peu en hauteur. Un bon coup de chalumeau pour réveiller les odeurs de colonie et quelques vieux cadres seront les compléments indispensables à l’inévitable attire essaims.
C’est le moment de poser les hausses lorsque le corps est totalement rempli, Les abeilles disposent d’une floraison surabondante (aubépines, ronces, framboisiers, sureau, thym, fleurs et bien sûr acacia, entre autres). Ces hausses accueillent l’excédent de miel produit par une profusion de butineuses.

Récolter la propolis : La récolte de la propolis est une opération simple qui assurera à l’apiculteur confirmé même débutant, une petite quantité de ce précieux antioxydants et antimicrobiens. Il pourra utiliser en décoction pour son usage personnel ou qu’il incorporera dans le nourrissement des colonies.
Elle se pratique à l’aide d’une grille placée en haut des cadres. Les abeilles colmateront les trous qui la composent, il ne restera alors plus qu’à la mettre en congélateur pour détacher facilement les morceaux de cette gomme.

RSS - Articles RSS - Commentaires